Le concept est tout bête. Il s'agit de compiler des reprises du morceau "R.A.M.O.N.E.S." que Motörhead avait publier sur son album 1916 en l'honneur des Ramones. Donc, il s'agit de rendre hommage à un groupe (Motörhead) à travers son hommage à un autre groupe (les Ramones). A moins que ce soit l'inverse. La face A démarre par les roublards de Spermicide. Enfin, avant eux, il y a des bruits de canettes, sans doute histoire de nous mettre dans l'ambiance. Avec les Parisiens, c'est tout à fond. A donf. A toute pompe. A toute berzingue. A toute allure. Comme tu veux, tu choisis ta définition. Peu importe. Ça brûle le bitume, ça crame de la gomme. On rend hommage avec respect. Ramones dans l'esprit (forcément), mais une approche très Zeke de la musique de Motörhead. R'nC's (Orléans) emboite le pas aux Parisiens. Même attitude : la bave aux lèvres, la garette aux lèvres, les jambes écartées, le poignet souple, l'ampli monté à 10. On note néanmoins que les gars marquent le pas pour un "Hey ho, let's go" en guise de break pas désagréable. Sauvage, mais agile. Brutal, mais athlétique. Cette première face — 100 % française — se termine par une nouvelle version jouée à deux groupes : les Nordistes Zoé et Dee N Dee s'étant associé pour faire encore plus de bruit. Le morceau est plus crade (dans le son), mais c'est aussi un rouleau compresseur lancé à plein régime.
La face B est plus variée… si on peut dire. Les Ramonettes assurent un relookage sexy au morceau avec une approche résolument "ramonesque" (punk rock basique, tempo dru et rudimentaire)… Le trio féminin australien en profite même pour updater les paroles, prêtant hommage aux Ramones décédés. Chouette. On passe à Chuck Norris Experiment (Suède). Leur version démarre de façon lo-fi pour finalement faire sonner les amplis comme les autres. On aurait bien aimé que ça reste lo-fi, pas que leur "R.A.M.O.N.E.S." ne soit pas bien, mais ça aurait donner autre chose à écouter. Enfin, bon, je dis ça d'eux, les autres aussi auraient pu avoir cette idée. Suivent les Allemands de V8 Wankers qui balancent un "R.A.M.O.N.E.S." au son métallique (j'ai pas dit "metal", j'ai dit "métallique") et frustre… avec en invité le gratteux du groupe power metal teuton Rebellion, Uwe Lullis. Là encore, ça ne fait pas dans l'originalité, on s'applique à reprendre le thème à la lettre avec respect et hommage. — Frank Frejnik
Si vous voulez en savoir plus, allez lire l'interview du boss du label qui est derrière ce disque : ici.
Bonus : la version live de Spermicide








