Avouons-le, on a été deçu par la teneur FM de Never Too Lood, le précédent album du trio canadien. Pour tout dire, on l'a même détesté ce disque. Trop propre, trop lisse, trop terne, trop "classique". A trop côtoyer ses idoles de jeunesse (Guns N Roses, par exemple, pour qui Danko a ouvert sur une tournée), le groupe s'était laissé convaincre d'essayer un son plus "mainstream". Au final, ça n'a pas donné grand chose. Une déception. Un ennui. Et si certains morceaux semblaient conserver l'esprit du combo, il n'en ressortait rien après la moulinette Raskulinecz (producteur des Foo Fighters, Velvet Revolver, Marilyn Manson, Deftones). Que Danko Jones ait rappelé Matt Dematteo est une bonne nouvelle. Et la nouvelle est encore meilleure en écoutant ce Below The Belt. Il a tout ce qu'il faut là où il faut. De la puissance, de l'endurance, de l'énergie, de la force… Tout cela non sans une une certaine tendresse, de la douceur et du tact. Comprendre : du rock hargneux, mais mélodique. Ou du heavy qui tabasse avec des refrains torrides. Ce Bellow The Belt, c'est du tube sur tube : "Active Volcanoes", "Magic Snake" (vous captez les allusions !!), "Full of Regret", "Like Dynamite", "Apology Accepted", etc… Du tube, je vous dis. Des chansons plein d'entrain qui s'impriment dans le cortex dès la première écoute. Des refrains accrocheurs digne de passer à la radio. Danko Jones est revenu à une formule plus simple, nettement plus adaptée à sa personne, une formule qu'il maîtrise parfaitement et qui devrait faire rappliquer tous ses fans en courant. Welcome back, boy ! — Frank Frejnik
www.dankojones.com
Sortie le 11 mai










