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Posté le Vendredi, 06 Août 2010
HeWhoCannotBenamed Sunday School Massacre 2010

HeWhoCannotBeNamed On a aimé

"Sunday School Massacre"
(MVD Audio)

En attendant le nouvel album des Dwarves (The Dwarves Are Born Again), les deux fondateurs du groupe, le chanteur Blag Dahlia et le guitariste HeWhoCannotBeNamed, sortent de leur caveau pour des disques solo plus qu'intéressants. On n'a pas encore écouté le projet du premier (Candy Now!), mais le LP du gratteux masqué est dans nos mimines.

HeWhoCannotBeNamed, c'est le gars qui porte un masque de catch dans les Dwarves. C'est le mec en slip sur les photos du groupe. Sur scène, il porte parfois une couche ou un slip en cuir clouté. Genre le pervers pépère. Le type barge par excellence. Celui qui donne tout le mordant à un groupe comme les Dwarves. Avec un personnage comme lui, le groupe peut aborder tout les sujets : la dope à outrance, le sexe déviant, la surconsommation d'alcool, la mort (on se souvient que lorsqu'il était sur Epitaph, le groupe avait fait croire au décès accidentel de HeWhoCannotBeNamed pour faire parler de lui, sans avertir le label, ni même la mère du guitariste, que c'était une supercherie), la destruction, le chaos, etc… Bref, il n'y a pas de tabous quand on a un HeWhoCannotBeNamed dans le groupe. Même lorsque les Dwarves ont accueilli quelques "guest stars" (Nic Oliveri par exemple) dans leurs rangs, l'homme masqué a toujours été LE symbole du groupe. Il symbolise la fureur, la folie, la peur. Avec lui, tout peut arriver. Du coup, on n'attendait pas vraiment qu'il sorte un album solo. Jusqu'à présent, c'est plutôt Blag Dahlia, le chanteur, qui s'est montré prolixe hors Dwarves (il est auteur de quelques livres, joue en solo, participe à plusieurs projets artistiques). Mais qu'attendre de HeWhoCannotBeNamed ? Hein, sérieusement ? Hé bien ce bon vieux pervers cache bien son jeu. Sunday School Massacre rappelle certes les Dwarves (mêmes thèmes abordés sur un punk rock nerveux), mais le guitariste se fait plus subtile en solo (en plus, il chante). "Happy Suicide" (ode au suicide) démarre cet opus de fort belle manière (un coup de feu de gros calibre) : refrain entêtant, humour noir, riffs rock'n'roll, attitude punk rock. Le ton est donné. "Machine Boy", "Medication", "Superhero", "Duct Tape Love", "Hate Song" (chanson contre les enfants), "Wake Up" sont de petites pépites punk simples, mais incroyablement entraînantes. Sur les douze titres, il n'y a bien que "Toxine" et "Sinister Sal", deux ritournelles mi-figue mi-raisin (comprenez ballades molles) qui casse le rythme. Le reste est pur bonheur ! Ça n'invente rien. Mais c'est toujours plaisant de voir qu'avec une formule éculée depuis des lustres, des mecs — même masqués — parviennent à fournir un disque aussi efficace. — Frank Frejnik

www.myspace.com/thehewhocannotbenamed

 

HeWhoCannotBenamed