Question musique, rien à redire, Livarkahil connaît ses classiques. De Slayer à Sepultura, en passant par Hate ou Aborted, le groupe parisien sait ce qui est bon et excelle dans l'art de la violence musicale. Pour autant, il a su se constituer un style bien à lui, un death metal rugueux, technique bien sûr, mais prompt aux débordements et à la surprise. Genre Behemoth et DevilDriver croisant le fer (ou le metal !!). Signs Of Decay montre en effet tout l'envie du quintette d'aller là où on ne l'attend pas. Dans ses compositions tout d'abord, onze ici, mais aussi dans les arrangements et le travail apportés sur chacune d'elles. Pour cela, le passage en studio avec BST (Aosoth et The Order Of Appolyon) semble avoir dynamisé le groupe tant sa matière créative (le chant, les morceaux, la rythmique) est devenue explosive. Et puis, il y a l'idée générale du disque, celle qui lie chaque morceau… le concept que le groupe présente sobrement, car cela est bien plus exhaustif que cela, comme "l'autocratie religieuse". HK, le chanteur, a fait preuve d'une grande érudition sur le sujet, essayant de confronter les thèses et les idéaux des uns et des autres pour en extraire une conclusion et pourquoi pas une vérité. Voilà donc un album dont les niveaux de lectures assureront une durée de vie maximale. — José Maria
Sortie le 17/09/2011










