Ce n'est pas une surprise pour ceux qui connaissent L'Esprit Du Clan. Jamais le gang francilien n'a chanté les petits oiseaux et les fleurs qui sentent bon. Pas plus qu'il n'a mis en musique des histoires d'A qui finissent mal. Le sel de L'Esprit du Clan, c'est la vie, la vraie, cette chienne de vie : la misère, la connerie, la guerre, les instances politiques et religieuses, etc… La situation actuelle, tant sociale qu'artistique, tant nationale que mondiale, ne pouvait qu'engendrer des textes et une musique plus noires encore, plus ténébreux et plus ternes que jamais. Depuis ses débuts, les Parisiens se servent de leur metal pour extérioriser leurs démons, mais aussi leurs pensées complexes et certainement leurs réflexions les plus introverties que leur regard sur le monde leur souffle. Il ne pouvait y en résulter qu'un disque cafardeux, menaçant et mélancolique… où la violence des mots et la brutalité experte de la musique seraient un vent emportant tout sur son passage. Chapitre V : Drama se nourrit d'un death intimidant et funeste qui sent le souffre et le malheur ; les onze morceaux qui le composent crachent leur bile sur la religion ("Belzebuth & Jesus", "Atheist Metal") ou la France ("Le Jour des Saigneurs"), mais savent aussi se faire plus intime ("Noir Sidéral") sans perdre de la force et de l'impact originels. Le Clan a choisi d'avancer coûte que coûte. Qu'importe l'environnement de merde. Qu'importe les pertes. Qu'importe la tension. L'attaque est la meilleure défense. Car Drama, ça veut aussi dire "Action" en latin. Le mot sied parfaitement au groupe. — José Maria
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