Qu'est-ce qui te motive encore après quinze ans derrière les platines ?
Radium : La passion de la musique, qui est encore intacte après quinze ans… Si je ne ressentais plus rien sur scène ou dans mon studio, j’arrêterais…
As-tu vu une réelle évolution de la scène hardcore depuis tes débuts ?
Bien sûr. Au niveau de la France, la scène s’est énormément professionnalisée, que ce soit les artistes, les labels ou les organisateurs… Même s’il y a encore quelques lacunes. Au niveau mondial aussi, la scène s’est beaucoup professionnalisée en quinze ans, mais plus que ça, le hardcore qui n’était au début qu’un délire très libre et spontané est devenu aux yeux du plus grand nombre de ses admirateurs un style à part entière avec des codes (musicaux, vestimentaires, etc) très précis. Pour le pire et le meilleur d'ailleurs.
Es-tu content de toute ta discographie (plus d'une cinquantaine de références ) ?
Hum, évidemment non. En quinze ans, il y a forcément des choses qui ont vieilli, ou tout simplement qui ne me plaisent plus autant… Mais j’assume tout !
Le retour de Micropoint a-t-il correspondu à tes attentes (émotions scéniques et musicales) ?
Grave ! Scéniquement, la réaction du public nous galvanise énormément, et on a pris beaucoup de plaisir en studio à bosser sur de nouvelles compos… Et c’est loin d’être fini !
Tu fais régulièrement des sets techno, qu'est-ce que ça t'apporte de plus que le hardcore ?
C’est plus reposant ! Ça me permet de casser un petit peu ma routine, ça m’apporte un peu de fraîcheur et de facilité… mais je ne pourrais définitivement pas me passer du hardcore !
Es-tu plutôt clubber ou raver ?
Hum, je ne vois pas trop la nuance… teuffeur ? J’aime la fête quel que soit le lieu, je ne suis pas bloqué sur les clubs ou les terrains militaires… Même si j’ai un petit faible pour les gros entrepôts !
Si tu pouvais collaborer, pour un titre, avec un artiste de ton choix, peu importe lequel, qui serait-il ?
C’est dur à dire, je suis assez autiste en ce moment… En général, je suis plus attiré par des collaborations avec des artistes dont l’univers musical est très éloigné du mien (je trouve ça plus enrichissant pour les deux personnes), notamment des musiciens issus du rock, comme j’ai pu le faire par le passé.
Quel est ton meilleur souvenir de soirée ?
Il y en a eu tellement ! Je pourrais citer des festivals français comme Astropolis ou Electromind, les techno parades parisiennes ou berlinoises, des festivals étrangers comme Masters of Hardcore en Hollande, Hardcore Nation en Italie ou le Millennial Dawn Festival aux USA… Ce serait dur de n’en choisir qu’un seul.
Quel a été ton moment le plus embarrassant sur scène ?
Il y en a eu beaucoup aussi, mais il y en a quand même un en particulier : un dancefloor de 5000 personnes, j’arrive aux platines vers 5h du matin, je suis le premier DJ de la soirée vu qu’avant moi il n’y avait que des lives… Malheureusement, personne n’avait pensé à tester les platines avant la soirée, et les basses étaient si fortes sur scène que le diamant n’arrivait même pas à rester à la surface du vinyle ! J’ai passé un quart d’heure de torture à essayer tant bien que mal d’enchaîner deux disques pour finalement jeter l’éponge, la mort dans l’âme…
Si tu devais résumer ta carrière en un mot ?
No limit !
publiée dans le catazine Addictif #1 (avril 2009)










