Quelles sont les dates clés de 7 Weeks ?
Juillet 2006 : la démo
Septembre 2007 : le EP B(l)ack Days »
Octobre 2008 : l’enregistrement de l’album chez Destruction Inc
Avril 2009 : le Printemps de Bourges
14 Septembre 2009 : la sortie nationale de All Channels Off le nouvel album.
L'étiquette "Stoner" vous convient-elle ? N'est-elle pas réductrice ?
On nous catalogue toujours Stoner mais on est plutôt un groupe de rock influencé par le stoner et le metal. Je pense que QOTSA a, par son succés, révolutionné "souterrainement" le rock des années 2000, ils ont montré la voie, revenir à de l’organisme débarrassé de certains des artifices poussés à l’extrême comme dans le metal par exemple, mettre des voix claires et héritées de la pop des années 60 sur un mur de son lourd, épais, grumeleux. On suit cette voie, mais QOTSA n’est plus un groupe de Stoner… On a de plus certaines influences comme les Foo Fighters, le gros rock US des 90’s et des artistes comme Bowie ou Led Zep qui brouillent encore les pistes. Notre style est hybride, pas forcement complexe mais pas courant dans notre milieu et la scène qu’on côtoie.
Qu'est-ce qui différencie 7 Weeks des autres groupes du genre ?
C’est dur de dire ça nous-mêmes… il faut venir voir la tournée Stoner Fall 2009 à la rentrée, c’est une affiche stoner française qui montre différentes facettes de cette scène : un groupe très "desert rock" californien avec Loading Data, un autre plutôt "southern rock" avec Mudweiser (avec Reuno de Lofofora au chant) et nous avec un mix entre Kyuss, Foo Fighters et Metallica.
Le stoner est un genre qui semble apprécié en France, même les médias semblent acquis à sa cause. Pourtant, en France, les groupes ne retiennent pas l'attention. Un avis sur cette situation ?
Il est vrai qu’il n’y a pas de véritables chefs de file, ce qui est primordial pour affirmer une scène et pourtant y’a quelque bons groupes qui ont l’ancienneté et l’envergure nécessaires comme Loading Data, mais ils tournent plutôt à l’étranger. Peu de groupes qui chantent en anglais et qui officient dans le rock lourd arrivent à faire leur trou ici, est-ce culturel ? Je ne sais pas. Si les programmateurs ne mettent pas plus en avant cette scène c’est qu’elle n’a pas un public suffisamment important. Ici les gens préfèrent la chanson festive, un certain rock mis en place avec Noir Désir ou le métal.
"B(l)ack Days" a été bien accueilli par la presse et les webzines. Que vous ont apporté ces bonnes critiques ?
Un regard extérieur sur ce que l’on fait et une certaine reconnaissance qui nous a ensuite permis de pas mal tourner en 2008.
Etre programmé au Printemps de Bourges, qu'est-ce que ça représente ?
C’est l’occasion de voir et d’être vu par beaucoup de programmateurs et autres professionnels. On a dealé des concerts là-bas juste après avoir joué par exemple (comme le Rock For People en Rép. Tchèque)…c’est une bonne vitrine si tu le prépares bien.
Musicalement aussi c’était un bon challenge pour nous car on était seul dans ce style au milieu de choses plus "hype", on a envoyé 30 minutes de gros son à 13h00, sans pause, à la Ramones, et on ne savait vraiment pas à quoi s’attendre. Mais ça a super bien réagi et on nous en reparle souvent.
All Channels Off a été enregistré par Shanka et Bastien Burger. Qu'ont-ils apporté à vos compositions ?
Un son. On les considère comme les "producteurs" du disque, ils ont été là de la prise de son (et même avant puisqu’on s’était déjà croisé plusieurs fois sur la route) jusqu’au mix. On était un peu paumé au moment de l’enregistrement, il nous fallait le disque mais on se remettait beaucoup en cause. On est arrivé et ils nous ont mis à l’aise, l’enregistrement à été très rapide (30h de prises effectives pour 10 titres) mais on a quand même eu le temps d’essayer des choses, il y a eu une super émulation. Ce sont des mecs super humainement, de très bons musiciens et des gens motivés par leur studio … et tu ajoutes à cela plein de guitares, d’amplis et d’effets en tout genre.
Ils ont redéfini notre son mieux qu’on ne l’aurait fait si on avait agi comme pour les précédents enregistrements, ils nous ont aidé à trouver ce qu’on cherchait.
Qu'avez-vous pensé lorsque vous avez écouté pour la première fois All Channels Off terminé, prêt à être envoyer au pressage ?
Je considère que tout doit être là à la prise, le mix et le mastering c’est génial parce que tu façonnes mais si tu trouves que tes prises brutes ne sonnent pas, ça sert à rien d’aller plus loin.
Donc je vais plutôt dire ce qu’on a éprouvé quand on est reparti de la première session : on était scotché aux sièges du van, on a écouté les titres en boucle sur le retour (3 heures). L’autoradio c’est le test ultime quand tu sors de studio où tu as eu un confort d’écoute pendant plusieurs jours. Là on était plus que content…on était fier ! Ca arrachait vraiment, ça prenait.
Quand le disque était prêt à partir on était surtout content que cette part là du taf soit terminée, le mastering d’Arnaud Bascunana était super et n’avait pas dénaturé les morceaux et on était soulagé que le disque parte enfin au pressage.
Est-il encore nécessaire, avec la situation du marché du disque en France que l'on connaît, de sortir un album pour qu'un groupe existe ?
On a la culture du disque, de l’objet donc je vais te dire oui. Après tout dépend de l’importance et du concept que le musicien accorde à sa création. Nous on est assez respectueux de "l’album", c'est-à-dire un assemblage de morceaux avec cohérence dans le propos, dans le son. Mais rien n’est "nécessaire", il y a des gens qui vont écouter ce disque par exemple en entier en accordant de l’importance au cheminement, au tracklisting, aux textes… et d’autres qui vont juger sur les 3 premiers titres.
Au final, nous on a besoin de composer un album pour nous, pour avoir un état du groupe à un moment donné et All Channels Off est exactement cela. On pense déjà à de nouveaux morceaux, de nouvelles choses alors que le disque sort à peine, mais cette réflexion, cette envie, on n’aurait pas pu l’avoir sans la création de cet album.
Qu'est-ce que la scène apporte de plus aux morceaux de 7 Weeks ?
On cherche le côté organique, très cru du live, la face physique du son, la dynamique… Y’a moins d’artifices (même si l’album sonne relativement live) qu’en studio, on aime le côté "tractopelle" de groupes comme Motörhead, on enchaine beaucoup, "ne pas retomber" c’est un peu notre crédo.
www.myspace.com/7weeksmusic
Les dates de 7 Weeks :
07/11/2009, niort, 79, Le Camji avec Mudweiser et Loading data,
08/11/2009, Nantes , 44, Le Floride + Muweiser et Loading data
09/11/2009, Le Havre, (76) Mac Daids w/ Mudweiser & Loading Data
10/11/2009, Montreuil, 93, La peche café avec Muweider et Loading data,
11/11/2009, Strasbourg, 67, Le Molodoï + Muweiser et Loading data
12/11/2009, Arbois, 39, Les Caves Sarret de Grozon + Muweiser et Loading data
13/11/2009, Lyon / Ouillins, 69, Le clacson,
14/11/2009, Cannes , 6, MJC Picaud avec Mudweiser et Loading Data
26/11/2009, Montpellier (34) l'Antirouille
27/11/2009, Rodez (12) Guinguette Lautrec
Le clip : http://www.youtube.com/watch?v=OPNM2vGEDMw
La chronique de All Channels Off d'Addictif :










