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Posté le Mercredi, 27 Janvier 2010

Eyeless

Avec son dernier album en date, The Diary, le groupe montpelliérain espère bien faire son trou dans le peloton de tête des groupes français de metal moderne. Pour y parvenir, il a mis les petits plats dans les grands. Il a modifier son approche d'enregistrement et est allé travailler en Floride avec des pros du son du dégomme. Il nous raconte tout cela.

Vous avez partagé la scène avec les meilleurs groupes français (Lofofora, Dagoba), ouvèrent pour la crème internationale (Marilyn Manson, Devil Driver, Bullet For My Valentine…). Qu'apprend-t-on de telles expériences ? Y-a-t-il des choses que vous regrettez d'avoir fait ?
On apprend beaucoup, c’est clair, ça nous rend plus pro dans tous les sens du terme et ça nous permet aussi de jouer avec des groupes qu’on aime beaucoup, c’est toujours un plaisir de jouer dans des conditions pareilles.

Il y a eu la NWOBHM, le swedish death metal, le NYHC… pensez-vous qu'il existe un son metal typiquement français ?
Non, je ne pense pas que l’on peut parler d’une french touch dans le métal, du moins pas encore, mais je suis sûr qu’on s’y approche, il y’a plein d’excellents groupes en France, donc y’a pas de raison !

Pour le nouvel album, vous avez déclaré avoir abordé la composition d'une "nouvelle façon". C'est à dire ? Etait-ce une manière de retrouver l'excitation des débuts ?
Oui, c’était une première de composer et d’enregistrer pratiquement en même temps, ça nous a permis de moins se prendre la tête et faire un album à l’instinct juste avec les tripes. C’est une expérience vraiment géniale, je ne sais pas si on fera la même chose sur le prochain mais pour celui la on a voulu s'y prendre comme ça.

Vous avez beaucoup composé pour ce disque. De nombreuses chansons ont du coup été écartés. Ça faisait partie de votre nouvelle méthode de composition ? Que deviendront les chansons mis à l'écart ?
C’est plutôt des titres non terminés ou plutôt des ébauches. Du coup, on a dû faire le tri sinon on aurait un album 20 titres, on a préféré garder le meilleur. On a rien gardé sur les sessions de The Diary car le prochain album sera un nouveau chapitre dans l’histoire du groupe, du coup, on préfère tourner la page et passer à autre chose.

Vous avez confié la production du disque à Jason Suecof et Mark Lewis. Pourquoi eux ?
Tout simplement parce que nous adorons leur travail ce sont des mecs super pro et on savait que leur travail allait correspondre aux attentes du groupe.

C'était comment la Floride ? C'est différent de bosser avec des Ricains ?

Je te laisse imaginer, 30 degrés au mois d’octobre, des jolies filles partout, des barbecues, des fêtes, des grosses voitures et des supers rencontres !! Sinon bosser ? Ah bon ? j’ai pas eu l’impression.


Que raconte The Diary dans les grandes lignes ? Quelles sont les thèmes abordés dans ce disque ?
The Diary est un journal de bord tenu par un gars qui revient de la guerre et qui raconte ses journées dans le retour a la vie civile.Sa vision sur la vie et les hommes n’est plus la même, il a perdu tout repère, tout sens de la vie et ce disque est un récit de ses aventures.

Vous avez invité Mark Hunter (Chimaira) et Doc Coyle (God Forbid) sur ce nouvel album. Comment ça s'est passé ? Pourquoi eux ? En quoi était-ce important d'avoir des invités sur votre disque ?
Ça s’est fait le plus simplement du monde. Je connais Mark et Doc depuis un moment et ils me demandaient comment se passait la composition de l’album et dans nos conversations est venu l’idée de bosser ensemble sur un titre.

Vous passez de Season of Mist à Listenable Records. Il semble que vous aimez changer de labels. Vous ne trouvez pas chaussure à votre pied ?
On n’aime pas changer de label spécialement mais on a pensé que Listenable correspondait mieux à nos attentes.

On entend souvent parler de la difficulté des labels à survivre à la crise du disque. Quel est l'opinion d'un groupe sur ce discours ? Et pour un groupe comme Eyeless, comme ça se passe, cette crise du secteur musical ?
La crise dans le milieu du métal est catastrophique elle touche non seulement le milieu du disque, mais aussi les concerts et on est super pessimistes quant au futur du monde métal.

Eyeless est présent partout sur le web : myspace, Youtube, facebook, Twitter, Last.fm… C'est indispensable aujourd'hui ?
Bien sûr que c’est indispensable et ça ne coute rien en terme de budget, donc pourquoi s’en priver ?

Est-ce dur de porter le nom d'une chanson de Slipknot ?

Non, nous avons créé le groupe avant que Slipknot sorte leur premier album. Je te promets que c’est le hasard si on porte le nom d’une chanson de Slipknot.

A chaque album ou disque, le logo du groupe change. Ce qui n'est pas courant dans le metal où les groupes aiment bien conserver leur trademark… C'est voulu ?
Oui, disons qu’on préfère tout changer à chaque album. Pourquoi ? Je sais pas, on ne s’est jamais posé vraiment la question.

Propos recueillis par José Maria


http://www.myspace.com/eyeless