Vous faisiez quoi avant de former ÖfÖ Am ?
Kryïss : On a tous les trois joué dans diverses formations à travers les âges.
Nico : Neighbour’s Cat Jam, Tentakular Megafucker, The Mess I am, Superbeatnik...
Antoine : Dozats, Stony Broke, Illegal Process...
Kryïss : Neighbour’s Cat Jam, Tuneshop, The Mess I am. Tout ça entrecoupé pour Nico et moi de nombreux séjours professionnels à l’étranger.
Antoine : une école de son et une école de musique et des groupes (ceux cités + Mosound)
Vous savez que c'est très difficile à écrire ÖfÖ Am avec un clavier ? C'est même super relou ce mélange de Majuscules et de minuscules, sans parler des trémas sur les O. Pourquoi avoir choisi un patronyme aussi étrange ? Ça veut dire quoi ?
K : Ah ah ah !!! Parce qu’on est chiants. Le ofoam est un ancien dialecte d’Asie du Sud est, on trouvait ça cool d’allier ce côté antique aux trémas qui faisaient pas mal Heavy Metal quand même….ah ah ah ! Et sinon pour dire vrai, ça ne veut absolument rien dire. On a pris le premier mot qui sortait sur un site internet générateur de noms de groupes "Styrofoam", on l’a découpé et customisé avec des trémas en se disant que, comme ça, on jouerait peut être un jour au Hellfest. Et surtout Beirut et Nena étaient déjà pris.
A : Sur le clavier, une fois qu’on a l’habitude ça va, c'est comme les accents sur les E, on peut les mettre... ou pas....
N : Le nom importe peu, c’est plus graphique qu’autre chose, puis personne ne sait vraiment comment le prononcer, c’est plutôt marrant
Comme la plupart des groupes actuels de Montpellier, vous jouez dans d'autres formations. Y'a pénurie de musiciens à Montpellier ? Ou bien, êtes-vous en fait peu à partager les mêmes influences / idées / conceptions musicales par chez vous ?
K : Alors non, Montpellier ne manque absolument pas de musiciens. Cette consanguinité dont on fait preuve (Marvin, Payday, Superbeatnik, ÖfÖ Am, Illegal Process, Stony Broke, You Fuck Like My Mum partagent certains de leurs membres…), c’est juste parce qu’on est une bande de potes, qu’on a plus ou moins les mêmes influences et que c’est vraiment plus cool de faire de la musique avec des amis. Je ne pense pas que ça soit ni représentatif (il y a ici des dizaines de groupes non consanguins), ni propre à Montpellier, c’est un peu partout pareil, par exemple dans les groupes qui nous sont proches en France, Dirty Fonzy, Semi Playback et Twee Cat Trip partageaient un même batteur et Forest Pookies compose à lui tout seul 86,5% des groupes punk rock hexagonaux.
A : Il y a vraiment plein d'autres groupes à Montpellier, le fait de jouer avec d'autres personnes est souvent enrichissant. Dans notre cas j’ai impression que c’est parce qu’on a envie de s'intéresser à plein de choses plutôt que de n'en faire qu’une seule. Nico fait aussi de la photo, de la mobylette, moi du baby foot (je défie quiconque voudra m’affronter!) et Kryïss à une multi casquette de musicien/manager/attaché de presse, on essaye de s'occuper quoi...
N : Pour répondre à ta question, c’est qu’on est une bande de potes et on n'est pas trop sociable, alors on joue ensemble !
Evoluer dans un microcosme a quelque chose de rassurant. Mais ça a a aussi ses limites, non ?
K : Ça a ses limites quand on essaye de sortir de chez nous. On partage les mêmes potes à travers la France, du coup on épuise assez vite les filons d’endroits à concerts. Mais je ne pense pas qu’on se retrouve si enfermés que ça. Même si on a des membres en commun on fait quand même tous des musiques différentes, du coup on arrive à amener du sang neuf dans nos entourages (rires).
A : N’exagérons rien ! Nous ne sommes qu’à 3 heures de Paris en TGV et 6h d’avion de New York ! Puis avec internet on en voit des choses.
N : Musicalement, non je ne crois pas. On a quand même plein de potes ! Pour le reste, je dis pas c’est pas toujours évident, mais bon le rock indé n’est il déjà pas un microcosme en lui-même ?

Pour moi, Montpellier est une ville qui a toujours eu un esprit rock'n'roll avec une scène emblématique composé de groupes comme OTH, Les Vierges, Les Sheriff, etc… Pensez-vous que Marvin, Superbeatnik, Payday et ÖfÖ Am suivent leurs traces ? Quelle différence entre eux et vous ?
K : Montpellier n’a pas vraiment toujours eu un esprit R'n'R : la fin des années 90 qui a vu l’avènement de l’électro s’est drôlement acharnée sur notre ville et pendant des années il n’y avait pratiquement plus que ça. Il y avait toujours des groupes mais plus vraiment de structures ni de public. Quant à savoir si on suit les traces de la scène alternative des 80’s, je suis pas sûr, je pense que nous sommes plus proches de groupes comme The Electric Buttocks (pour citer Greg Marvin : "le meilleur groupe qu’il n’y ait jamais eu à Montpellier"), le côté punk des Sheriffs ou d’OTH, on en est assez éloignés en fait. On fait avant tout de la musique pour s’éclater.
A : La différence avec eux ? 20 ans !
N : Oui c’est vrai qu’on a eu ces groupes là et c’était la belle époque? Je sais pas la différence qu’il peut y avoir entre eux et nous, mis à pas musicalement et que ça a bien marché pour eux à une époque, mais ce qui est sûr, c’est qu’on a tous galéré, et qu’on galère encore. Sauf que nous, on a un outil remarquable qui est Internet. Cela dit, eux avaient des salles de concert et des squats où pouvoir jouer !
Question super originale : pourquoi il est instrumental votre stoner ?
K : On avait trouvé un chanteur (dans Stony Broke pour continuer dans la consanguinité) mais il n’est jamais venu aux répétitions.
Le seul qu’on accepte maintenant, c’est Thomas Xor (trublion toulousain de génie qui chante sur notre EP http://www.myspace.com/xormusic), mais il habite loin. Enfin, si Tom Bodlin (chanteur de Café Flesh) déménageait dans le sud, on lui ferait faire une petite cure de Ricard et on l'enrôlerait certainement.
A : C’est assez différent de composer des morceaux et des chansons, c'est super intéressant et finalement ça n’a pas l’air de déranger le public qui je pense est, grâce au cinéma, plus habitué que ce que l’on pourrait croire à la musique sans chant.
N : Et bien, je sais pas trop, mais je préfère comme ça ! J’ai du m’y faire à la longue !
D'ailleurs, qu'évoque pour vous le terme stoner ? Vous n'avez pas l'impression que le terme — comme la plupart des étiquettes musicales — a fini par devenir obsolète, ou du moins qu'on y fourre tout et n'importe quoi ? Du coup, pour ÖfÖ Am, quelle est la bonne définition du stoner ?
K : Tu nous poses une sacrée colle…. C’est des groupes des années 90 et 2000 qui essayent de faire de la musique des années 70 mais sans prendre de LSD, du coup ça va un peu plus vite ? Nous, on s’est jamais vraiment défini comme stoner, enfin quand il faut mettre un seul mot sur une affiche, c’est ce qu’on met, mais on est plus un groupe de rock avec trois membres qui amènent des influences assez différentes pour en faire un gros melting pot à la sauce rock’n’roll. Nico, par exemple, adore mettre des rythmes africanisants dans nos morceaux et Antoine est issu d’une famille des grands mélomanes (ses parents sont des musiciens de génie) et aime mêler les influences lui venant de son éducation (jazz, musique indienne, blues…) et les siennes plus rock.
A : Belle définition du mot et merci pour mes parents Kryïss !
N : La bonne étiquette pour nous, c’est celle que tu préfères, chacun ressent ce qu’il veut !
Attaquons le vif du sujet. Il y a pas mal d'actus autour du groupe en ce moment. La première, c'est la sortie d'un split 7" avec Karma To Burn sur Napalm Records. Rien de moins. Je sais que vous avez joué ensemble il y a quelques mois à Montpellier, que le courant est bien passé entre vous, mais quand même, de là à ce qu'il motive leur label à vous presser un EP avec un groupe qu'il ne connaisse pas… c'est incroyable. KTB a dû jouer avec un paquet de groupes sur sa tournée, mais vous êtes les seuls à bénéficier de cette faveur. Quel est votre secret ?
K : Tu sais à quel point je peux être chiant par mail, ah ah ah ! Le secret d’ÖfÖ Am est que Kryïss est un pro du harcèlement. J’ai décidé de leur en parler après une discussion avec Hugo Maimone (membre fondateur de Parkinson Square, Garlic Frog Diet, d'un side project de Dale Crover des Melvins...) avec qui je joue dans un autre groupe, et qui a en son temps partagé des splits avec des groupes tels que Samiam. J’ai proposée l’idée à Ritch Mullins qui a décidé de son côté d’en parler à Napalm. Sans se lancer de fleurs, on les a vraiment super bien reçus quand ils sont venus en décembre et on s’était promis de refaire des trucs ensemble.
Vous partagez un disque et pas de concert sur la prochaine tournée de KTB. C'est bête, non ?
K : Le split s'est fait super vite et on n'a vraiment pas eu le temps de s'organiser mais ça sera réparé lors de leur prochain passage en Europe.

En revanche, vous êtes partis en tournée avec Café Flesh. Pourquoi eux ? Ils ne sont pas tout à fait dans la même catégorie musicale que vous.
K : À l’origine, c’était Shub qui devait partager cette tournée avec Café Flesh mais ils ont eu un empêchement. Ça n’empêche pas que c’est nos potes et je ne suis pas certain qu’on soit si éloignés que ça de leur musique. On parlait tout à l’heure de stoner, ce n’est pas une scène dans laquelle on se reconnaît vraiment et bizarrement elle nous le rend bien, on a tendance à attirer un public plus noise tout comme Café Flesh.
A : Parce qu'il nous l'ont gentiment proposé et que ce sont des gars super cool et qu’ils aimeraient bien être montpelliérains, alors on va leur montrer ce que c'est des montpelliérains.
N : Comment ça ? Ah oui … Ils ont pas la même étiquette que nous, pourtant on est sur le même label et je trouve pas que ce soit si éloigné que ça, si peut être qu’ils ont un chanteur !
Malgré les excellentes chroniques qu'à récolté votre disque (sans parler de celui de Café Flesh), il semble que vous galériez un peu à booker cette tournée. Ton avis ? 1/ le public de vos styles est finalement minuscule, 2/ le public français se fout des groupes français, 3/ vous n'êtes vraiment pas doués pour monter une tournée ?
K : Les Anglais ont Lemmy, les Allemands ont… Lemmy. Et nous on a Michel et Johnny…
A : Oui, on galère grave et en plus c'est pas souvent bien payé, on s'arrange souvent avec des assos ou d'autres groupes avec qui on fait des échanges de bons procédés. Il est certain qu’en France certaines cultures sont laissées à l’abandon et pas seulement le rock, d'autres arts plus expérimentaux ou plus bourrins sont mis encore plus à l’écart alors que dans chaque domaine se cachent des perles. Il est quand même dommage qu'en France on puisse faire que des reprises ou de la variété Française pour gagner sa vie. Par contre, ça nous empêche pas d'essayer de faire quelque chose de concret avec le groupe et de tourner et de s'éclater, on passe par d'autre structures plus underground — héhé.
N : Je vote 2 et 3, mais plus pour le 3 parce qu’on n’est vraiment pas doué pour monter une tournée !
Malgré tout, ÖfÖ Am semble plaire à l'étranger. L'histoire du split avec Karma To Burn le prouve, mais il y a aussi le fait que Mr Zeichentier vous relooke votre logo. Y'a d'autres exemple qui vous donne envie de vous exiler ?
K : Même réponse qu’a la question précédente. On a beau croire que l’herbe est plus verte ailleurs, en ce qui concerne le rock c’est malheureusement vraiment le cas. Comme le disait Eric de Papier Tigre il y a peu dans une interview sur un site américain, les médias musicaux français ne se sont jamais affranchis de la hype UK/USA et c’est toujours NME ou Pitchfork qui font la pluie et le beau temps chez nous, il n’y a au final pas d’identité musicale française autre que variétoche mais bon, même là on copie/colle depuis des décennies, que ça soit dans les 60’s avec les YéYés faisant des adaptation de tubes US ou aujourd’hui avec la Nouvelle Star qui n’est qu’un pâle clone de sa grande soeur américaine. Un Inrock ou Rock & Folk calque son sommaire sur celui de ses confrère outre manche à un mois d’écart. Il y a bien entendu des exceptions avec par exemple Noise Magazine qui ose ou toi à l’époque de Rock Sound ou Punk Rawk qui jouais le jeu en mettant des gros en couverture pour pouvoir parler des petits à l’intérieur mais ça reste quand même confidentiel comme façon de voir le rock. Quand tu vois un Manœuvre dire que le rock français c’est Naast ou BB Brunes, ça explique pas mal de choses quand même. Tout ça fait que les rares groupes français de rock à vivre de leur musique le font ailleurs (Phoenix jouant à la télé US alors qu’en France ils sont restés super confidentiels pendant années par exemple).
Alexander Von Wieding, ça c’est fait totalement par hasard. Il m’a envoyé un mail pour acheter notre EP, j’ai découvert qui il était et tous les groupes pour lesquels il bossait (Monster Magnet, Clutch, Eagles of Death Metal entre autres) et lui ai offert. On a sympathisé et on reste en contact quasi quotidien, c’est un mec super simple qui considère qu’il fait partie de la grande famille du r’n’r. Vraiment un gros coup de cœur autant artistique qu’humain.
A : Perso j’aime bien habiter à Montpellier, il fait bon vivre ici (à prononcer avé l'assent) après je pense que si on nous propose des trucs on est prêts à se déplacer avec grand plaisir ! On ne demande qu’à bouger partout et le plus loin possible, encore plus si c est pour y faire des concerts.
L'engouement actuel sur le stoner / doom / heavy permet quelques surprises, comme de voir de vieux groupes emblématiques (St Vitus au Hellfest, Eyehategod en tournée européenne, Karma To Burn deux fois dans la même année, etc…) plus souvent chez nous. Quel est le celui qui vous plairait d'accompagner sur toute une tournée ? Pourquoi lui ?
K : Les trois membres de Karma to Burn sont vraiment des gars adorables et droits. Je suis en contact quasi quotidien avec le bassiste qui nous a donné des sacrés coups de pouce (split chez Napalm, aide de Volcom pour la compile Psychotic Reactions…) du coup mon choix se porterait sur eux sans hésiter. En plus il a accepté de représenter la marque de pédales d’effets pour guitare et basse créée par Nico (Mazzette : http://www.myspace.com/mazzette).
La dernière actu est Psychotic Reactions volume 1, une compilation à 97 % française, dont tu es à l'initiative. Peux-tu revenir sur l'idée de départ et sur sa conception plutôt rapide ?
K : L’idée de départ était simple, à savoir demander à quelques groupes de potes de me filer un morceau et un peu de sous pour sortir ce qui serait la première compile "stonerisante" en France. C’est bien évidemment un projet que j’ai lancé bénévolement, la totalité des disques sera distribué entre les groupes et la promo. Ça a fait boule de neige et en deux jours plus de trente groupes ont répondu présents. J’ai réussi à trouver des partenaires (Head Records, Volcom Entertainment, Sergent Papers, Metalorgie, In The Box Studio, Addictif, W-Fenec…) et trois groupes américains reconnus ont accepté de parrainer le projet permettant ainsi de lancer un pressage à 1500 exemplaires. Pour ce qui est de sa conception rapide, c’est juste que je sais à quel point ces projets traînent et meurent dans l’oeuf en général, je voulais juste battre le fer tant qu’il était chaud et c’est super bien tombé, la plupart des groupes qu’on a retenu étaient ou sortaient de studio à ce moment-là, ce qui nous permet donc d’avoir une grosse majorité d’inédits. Johan Jaccob (Glowsun) nous a concocté une super pochette, Séb d’Alcohsonic crée un site internet dédié destiné à perdurer en étant alimenté par l’actualité des groupes présents sur ce premier volume et ceux qui suivront (www.stonerrock.fr). La sortie est prévue pour mai sur Head Records.
Que souhaites-tu montrer avec cette compilation ?
K : Je ne me sens pas comme un porte étendard, je voulais juste faire un objet cool avec une bande de potes et essayer de motiver un peu des groupes dans d’autres pays à faire la même chose et ça a l’air bien partie pour "Psychotic Reaction ex URSS". Il n’y a pas de sous entendu ou de réel message dans cette compilation, c’est juste un instantané d’une certaine scène à un moment T. Si en plus ça permet de faire découvrir certains des groupes à des gens qui n’y auraient pas eu accès ou a des chroniqueurs qui n’auraient pas écouté leur disque seul sans ça, c’est la cerise sur le gâteau.
Un concert aura lieu à Paris au mois de juin avec quelques groupes de la compile. Peux-tu en parler…
K : Mathieu le manager d’Alcohsonic a été le premier à me soutenir quand j’ai parlé de cette compile, il se bouge un max et quand il m’a proposé d’organiser cet évènement je lui ai laissé carte blanche. 9 des groupes apparaissant sur la compil seront donc à l’affiche le dimanche 27 juin au Klub (rue St Denis) et ce qui est très cool, c’est que la plupart de ces groupes ont rarement eu l’occasion de jouer à Paris, ça change un peu des affiches "stoner" habituelles qui, au final, semblent être toujours les mêmes…. Du coup les groupes confirmés sont : Loading Data, Junkyard Birds (Auch), Alcohsonic (Paris), Los Dissidentes Del Sucio Motel (Alsace), Rescue Rangers (Marseille), Mars Red Sky (Bordeaux), Dismo (Nice), Voxson (Anglet), The Enterprise (Bayonne). (flyer : http://img169.imageshack.us/img169/2661/26525373546164019141511.jpg). La même chose est en cours de préparation à Nantes (par les gars de Kubota) et à Anglet (Voxson).
Pour finir, parle moi de cet événement annuel qui a lieu à Montpellier : le Samynaire.
K : Le Samynaire, c’est l’anniversaire de Samy (chanteur de Payday), une soirée entre potes autour d’une guitare et un jembé qui en quinze ans a dégénéré en plus grosse soirée rock du sud de la France. 15 groupes ont partagé une scène improvisée sur la plage en 2009 (setlist : http://c4.ac-images.myspacecdn.com/images02/80/l_ead8d0571a4c45d9973dd417c83ec97b.jpg), parmi eux pas mal de groupes de chez nous, mais aussi des potes des quatre coins de la France et tout ça devant des centaines de personnes (au moins 5 à 600 personnes passent chaque année ; 2009 par Mr Ogz : http://c3.ac-images.myspacecdn.com/images02/89/l_bdcf63e3ca5c410fb5e008ba9d00a50e.jpg). Mais ça reste avant tout une fête entre potes, une soirée semi privée d’anniversaire dont on essaye de pas trop trop parler histoire d’éviter d’attirer l’attention. On t’y attend cette année !
Propos recueillis par Frank Frejnik








