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Posté le Jeudi, 23 Avril 2009

Parabellum + Ultra Vomit

+ Tagada Jones
9/04/2009,
L'Elysée Montmartre, Paris


Du punk fusion, du punk rock ancestral et du métal parodique à l'affiche de la même soirée ! Wahou, voilà qui est aussi étrange qu'excitant ! Et si le public de ces trois groupes étaient, en fait, le même ?

Tagada Jones démarrant à l'heure où beaucoup de Parisiens débauchent, on ne s'étonnera pas que la salle ne soit qu'à moitié remplie lorsque le groupe rennais prend la scène d'assaut. Moi-même, en chroniqueur rock'n'roll peu consciencieux, je déboule à cette boum d'anniversaire (Parabellum fête ses 25 ans de carrière) à la fin du dernier morceau de Tagada. Dommage ! S'agit d'être attentif sur la suite. Avec Parabellum, ça sera facile. Le groupe, auteur de quelques hymnes incontournables du punk français ("Cayenne", "Ilôt Amsterdam", "La Bombe et Moi" pour ne citer que ceux-là) fête un quart de siècle de bons et loyaux services au Rock'n'roll. Le concert sera donc une succession de tubes imparables, de "Saturnin" (c'est toujours un plaisir de voir pogoter les punks sur cette ritournelle enfantine) à "Papa" ou "Joyeux Noel", en passant par des reliques toujours fringuantes ("Berceau Neo Caveau", "A St-Lazare") ou des compos plus récentes ("Comme Un Chien en Laisse"). On verra même l'ancien bassiste et le batteur d'origine de Parabellum intervenir pour deux titres. Mais le plus beau cadeau, c'est sans doute de voir le public, plus jeune qu'à l'accoutumé, reprendre en chœur les refrains du groupe. Revigorant. Autre public de connaisseurs et de fanatiques, celui d'Ultra Vomit. Il n'y a que deux possibilités à propos du groupe nantais : on aime ou on déteste. Ceux qui aiment se sont agglutinés devant la scène, les autres sont partis. Il faut dire que le metal parodique (ou metal festif, c'est selon) d'Ultra Vomit a de quoi laisser pantois. Entendre "Une Souris Verte" sur du thrash metal bourrin, ou "Tirelipimpon sur le Chihuahua" en version black metal, ça a de quoi étonner. On est encore plus interloqué lorsqu'on voit un type enveloppé dans un t-shirt Burzum chanter à tue tête "I Like To Vomit Vomit". Ou celui au sweat Pantera devenir maboule sur "Je Collectionne Les Canards (Vivants)". Respect. Car en plus d'insufler un peu d'humour dans un genre qui en manque cruellement, la grande force d'Ultra Vomit c'est aussi de transformer n'importe quel méchant sataniste en espiègle bambin. - Frank Frejnik