Il y a foule en arrivant à la Pêche à Montreuil. Il faut dire que certaines rumeurs courraient comme quoi le concert était complet (plus possible d’acheter les places en prévente), contre balancées ensuite par l’annonce de places à acheter sur place. Du coup les gens sont arrivés assez tôt pour beaucoup. Au final, tout ce monde commence par discuter dehors car les Bouncing Souls ont un problème avec leur tour bus, un autre vient le remplacer, c’est un peu confus, ça met du temps à s’installer alors on se raconte nos vacances respectives pour ceux qui ont eu la chance d’en avoir, sinon on discute et boit des coups en attendant. Tant et si bien que j’en arrive à rater Time Bomb, les jeunes du "Paris Punk Rockers" qui entamaient les hostilités ce soir. D’après les échos que j’ai eus, ils ont dernièrement francisé leur street punk (les nouvelles compos sont en français quoi).
Je suis par contre bel et bien là pour Justin(e), les Nantais décidément bien actif dans cette scène punk rock française. La preuve, c’est la troisième fois en quelques mois qu’on en parle dans les live reports d’Addictif, sans copinage de quelqu’ordre que ce soit. Que dire qui n’ait pas déjà été dit ? C’est toujours aussi bien, peut être un peu plus chaotique que la dernière fois sur cette même scène. Mais chaotique dans le bon sens terme ; ils profitent d’un bon nombre de guests dans la salle pour les inviter à chanter (Guillaume de Trouble Every Day sur "Accident n°7", Batbat des Diego Pallavas sur "Vie de Merde", Till de Guerilla Poubelle sur "Dans la Diagonale" et tous ceux qui le souhaitent sur "Jean Claude Suaudeau"). Le timing est assez serré (quatre groupes ce soir) donc ils doivent enchaîner rapidement et zapper quelques chansons. "35 minutes ! On a 35 minutes, alors vite !" Pas de reprise de NOFX cette fois, par contre ils font celle de PKRK et on a droit à un morceau inédit, "We Skate", plutôt fun. Ah oui et le nouveau batteur a beau donner l’impression d’être un peu freluquet, je peux vous assurer qu’il cogne sévère ! Comme ses comparses, il donne tout ce qu’il a sur scène. Il fait très chaud quand ils finissent, beaucoup réclament un rappel. En vain.
Place aux Riverboat Gamblers. Quand je pénètre dans la salle, ça fait une dizaine de minutes qu’ils jouent (le temps pour moi de m’hydrater correctement à l’épicerie plus haut et de terminer ma discussion) et les cinq Texans sont déjà complètement en sueur. Ils sont bien à fond et leur cocktail de punkrock’n’roll semble fonctionner auprès du public, qui au trois quart ne les connaissait pas, j’en suis certain. En les écoutant et surtout en les regardant, impossible de ne pas penser à The Hives. Musicalement on s’en rapproche et le chanteur a un peu les mêmes mimiques. Il arpente la scène de long en large, lance son micro, va dans la fosse, suit quelqu’un qui sort à l’extérieur de la salle. Ca bouge, c’est efficace, les morceaux sont entraînants mais celui qui m’impressionne le plus c’est le batteur. Visuellement c’est super agréable à regarder et c’est techniquement irréprochable. Un chouette groupe sur scène donc, qui me fait presque regretter les dix minutes ratées. Ce que je regrette le plus c’est quand même qu’ils n’aient que le dernier album à vendre au merch. J’en aurais bien pris un mais plus ancien. Tant pis.
Viennent enfin les stars de cette soirée, les Bouncing Souls, qui fêtent leurs 20 ans d’existence (les organisateurs vont même leur apporter du champagne plus tard, au début du set). C’est quoi ce morceau qu’on entend ? Bruce Springsteen, le Boss. Pas de doute, ils sont bien originaires du New Jersey. A peine installés, ils démarrent avec le tube "True believers". Direct, cash, au grand dam de celles et ceux qui terminaient leur cigarette dehors. Après je ne sais pas trop, n’ayant jamais été un grand fan du groupe hormis quelques chansons par ci par là. J’ai reconnu “East Coast ! Fuck You !”, “Hopeless romantic”, “Lean on Sheena” et “The Gold Song”. En fait j’ai un problème avec le chanteur. C’est presque physique. Si j’en parle c’est parce que je ne suis pas le seul à ressentir ça et ça fait trois fois que je les vois, c’est toujours pareil. On dirait qu’il chantonne à demi mots, sans se fouler. On peut tracer un cercle d’un mètre de diamètre autour de lui, il n’en sort jamais. Et puis, il a cet air sur son visage, moitié condescendant, moitié débile... Bizarre. Les autres musiciens par contre, de soucis. Ça joue bien, mouille le maillot, etc. Dans la salle, les gens prennent leur pied, chantent, slamment, pogottent… C’est toujours plaisant d’assister à un concert dans ces conditions, mais je n’arrive pas à rentrer dedans. Rapidement il se fait tard, pour la proche banlieue parisienne tout du moins, certains quittent la salle afin de réussir à avoir le dernier métro, d’autres hésitent et préfèrent rester. J’ai de la chance, j’ai trouvé une âme charitable pour me déposer devant chez moi. On attend le dernier morceau et décollons sans attendre un éventuel rappel. Je termine sur une note un peu mitigée mais c’était une bonne soirée, hein ! Merci Horca, rendez vous pour la prochaine ! — Guillaume Circus

+ Justin(e) + Time Bomb
01/09/2009
La Pêche, Montreuil (93)
1er septembre, les jeunes n’ont pas encore repris le chemin de l’école et ça y est, c’est déjà la rentrée concert. On ne va pas s’en plaindre, d’autant que l’asso Horca nous a concocté une belle petite affiche punk rock comme elle en a l’habitude.









