Ce jour-là se produisait les maîtres incontestés et incontestable du skank, à savoir le Tokyo Ska Paradise Orchestra ! Devant une salle bondée et remplie à moitié de Japonais et Japonaises en transe (ça frôlait la Beatlemania dans les premiers rangs !), nos neuf rude boys nippons (basse, batterie, percus, guitare, sax ténor, baryton, trombone et trompette) lookés à mort, avec pompes de maquereaux et costards de Yakusa noir et blanc, ont mis le feu pendant près de 2 heures d' un set irréprochable autant musicalement que par leur savoir-faire scènique et leur sens de l'entertainment : pas une seconde de répit pour le public, si bien que rapidement la température avoisinait les 50 degrés !
Et bien qu'ils privilégient un esprit très fun (n'oublions pas qu'il s'agit avant tout d'une musique de danse : d'ailleurs tout le monde dansait ce soir-là !), ces lascars sont bel et bien des killeurs du chorus, des défourailleurs du groove, des darons du "one drop" : en bref une bonne vieille équipe de killers irréprochables qui ont décidé pour notre plus grande joie de mettre leur maîtrise instrumentale au service du ska (ils nous ont même offert en rappel un époustouflant "hymne à l'amour" version Skatalites sous speed !). Qu'ils en soient remercié par saint Don Drummond ! Banzaï ! — Stef

le 16/07/2009
Café de la Danse, Paris
Rude boys, rude girls, réveillez-vous ! On vous a menti : le ska n'a pas été inventé en Jamaïque ! Non, cette musique nous vient bel et bien du... Japon ! Si, si, ce n'est pas l'herbe qui rend nigaud ou une trop grande absorption de houblon qui est la cause de cette affirmation, je vous l'assure, j'en ai eu la preuve vivante devant mes yeux ébahis et mes oreilles ravies, le jeudi 16 juillet au Café de la danse.









