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Posté le Mardi, 20 Octobre 2009

The Arrs + Ite Messa Est + Lokurah

Le 10/10/2009
Le Trabendo, Paris.


Le concert était prévu de longue date. Le groupe avait réservé le Trabendo et rameuté ses plus fidèles disciples et bon nombre d'amis pour fêter ses 10 ans d'existence. Il en a profité pour filmer et enregistrer le concert pour un futur DVD. Alors, forcément, la soirée ne pouvait être que réussie.

En vrais professionnels des médias, les envoyés spéciaux d'Addictif ratent les deux premières parties. Non, je mens. On voit tout de même le dernier morceau de Lokurah… qui nous permet d'apprécier brièvement le metalcore hargneux du groupe et de nous rendre compte que le son de façade s'annonce particulièrement massif. La salle éclairée, la vision des kids en sueur nous prouve aussi que la soirée a plutôt bien démarré : le public est prêt pour souhaiter un vibrant anniversaire à The Arrs.

Quand le noir se fait, la clameur monte. Le chaos se prépare alors que le groupe apparaît sur la scène sous le tonnerre de l'intro "L’Empire, La Femme, La Mort". Et c'est sous les éclairs d'un light show conséquent que le spectacle commence avec "Cannibale", premier titre d'une set-list qui mélangera dans un équilibre parfait nouveaux et anciens morceaux du groupe parisien. Plein les mirettes, plein les esgourdes, c'est l'objectif de ce soir. Le son est bluffant, net et brutal à la fois. On perçoit parfaitement la voix, les guitares, la rythmique et la batterie. Le metal cadencé des Parisiens, qui base pratiquement toute sa force sur la rythmique et des riffs heurtés, trouve là une résonance exceptionnelle. "Le Mal Par le Mal", "Nihil Est Nomine", "Delivrance" s'enchaînent pour le grand plaisir des slammeurs et des pogoteurs. Le groupe a demandé à son public que ce concert soit le plus "furieux" possible. Il l'est. La décharge d'énergie ne passe pas seulement dans les enceintes, elle se propage à travers les corps qui gesticulent dans la fosse. Et plus encore lorsque The Arrs joue ses classiques ("De Ma Plume", "L’Emprise") ou qu'il demande un circle pit ou un braveheart (moyennement réussi d'ailleurs). Le groupe a demandé le chaos, il l'a. Le public, on l'a déjà dit, n'est constitué que de fidèles du groupe, du coup, ça part au quart de tour. Comme lorsqu'un morceau comme "Originel" retentit, la salle qui ne fait plus qu'un. "Sanctuaire", "Le Ciel des Uns Est L’Enfer des Autres" et "Ennemis" suspendent le temps. Et "Prêcheur" et "Passion" dévoilent une véritable communion entre le public et le groupe. Car véritablement, ce soir-là, ce qu'on a vu c'est une seule et même entité, une force unique qui dispense énergie et positivité. Classe. — José Maria