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Posté le Lundi, 19 Octobre 2009

Prince

Le 12/10/2009
La Cigale, Paris.

Octobre 2009, Fashion Week. Prince assiste au défilé Chanel au Grand Palais. Charmé par la noblesse et la splendeur de l’endroit, il décide d’y organiser 5 jours plus tard deux concerts exceptionnels. Le tout Paris people et les fans se pressent pour obtenir les fameux sésames pour l’événement. Dans la foulée, le Purple Hero décide d’organiser le lendemain un concert plus intime dans un endroit plus petit. Ce sera à La Cigale.

A 22 H précises, le show commence. Prince est à la guitare, accompagné pour l’occasion de sept musiciens : basse, batterie, 2 claviers et 3 choristes, et un harmoniciste français vient faire des apparitions en guest. La salle est archi comble et les "people"(Sinclair, Mr et Mme BHL, A.Wizman, etc.) sont toujours là ! The Artist (modestement !) attaque tranquillement par "Old Skool Company" et "Crimson & Clover", deux titres extraits de MPL Sound, son dernier album en date. Puis il enchaîne sur "Stand" une reprise de Sly Stone. Le son est excellent, on se croirait presque dans son salon à écouter un bon vieux bootleg sur sa hifi. Prince pioche dans son long répertoire en alternant avec de délicieuses reprises ("Baby Love", "Come Together", "Sing A Simple Song"…). Derrière lui, le groupe ronronne, réagissant à chaque signe du maestro. La guitare est à l’honneur et l’ombre de Jimi Hendrix plane comme suspendue. Au bout d’1h15 , Prince sort de scène. Plutôt court ! Nous ne sommes pas au bout de nos surprises ! La salle chauffée à bloc ne cesse de le rappeller au cris de "All Day, All Night".
Au cours de cette soirée de folie, Prince reviendra six fois pour finalement donner un concert de 2h45. Point d’orgue de la soirée, Prince enchaîne "Jungle love" et "The bird", titres composés pour The Time à l’époque de Purple rain, histoire de rappeller qu’il est l’inventeur du funk Minnéapolis. On peut être déçu des productions récentes de Prince, nostalgique de la grande époque, partisan du "C’était mieux avant !", une chose est sûre, c’est en revoyant Prince sur scène que l’on se souvient pourquoi on a toujours été fan de cet artiste. Personne aujourd’hui ne dégage une telle aisance, un tel charisme sur scène. Au petit jeu des comparaisons, on est obligé de citer le James Brown de la grande période ou encore Sly Stone. Pour finir, ultime preuve de sa générosité à l’égard de ses fans, il reprend "Purple rain" pour un final magique à la hauteur de sa légende. — Greg