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Posté le Lundi, 16 Novembre 2009

Annita Babyface And The Tasty Poneys

+ Cooper
Le 10/11/2009,
La Miroiterie, Paris


Même avec la défection de dernière minute de Dolorès Riposte, l'affiche de ce concert dans le dernier squat parisien actif (pour combien de temps encore ?) restait encore tout à fait attrayante. Ne serait-ce que pour voir, enfin, Annita Babyface And The Tasty Poneys dont le tout récent album est une vivifiante surprise !

Encore que. Une demie surprise dira-t-on tant le premier EP 4 titres du groupe nous avait mis la puce à l'oreille sur le gros potentiel de la formation de la Drôme. En toute logique, l'album Kiss The Moustache montre un groupe qui a beaucoup progressé (il a gagné en rigueur et en dynamisme), mais qui a su conservé sa candeur d'origine. Un pop punk radieux, lumineux même, où les mélodies ne sont jamais "faciles" bien que toujours agréables et marquantes (j'en veux pour preuve des morceaux comme "The Key" ou "Still Believe It" ou "Sex On The Balcony").

Mais oublions le disque, la chronique est déjà ailleurs sur le site, pour se concentrer sur le live. Le groupe ayant décidé de parcourir la France par les routes nationales (par raison économique et non pour faire du tourisme), nos quatre ardéchois au cœur fidèle sont plutôt fatigués. Mais heureux d'être là. Et même si Annita a perdu de son joli de voix sur les concerts précédents, elle donne le meilleur d'elle même. "Why I Am Here ?", "No Problem For Good Sex", "I Don't Want To Listen Anymore" ou encore les titres cités plus haut seront tous interprétés prestement, sur une rythmique ferme (batteur et bassiste d'un sérieux académique), immuable et d'une stabilité toujours solide. Forest Pookies, à la guitare et au chant (juste avant, il nous a donné une petite représentation acoustique fort agréable avec notamment son "I've Been Kidnappned By Alien" et "Capsized" de Samiam), Forest donc, assure et drive autant ses collègues que l'assistance. Assistance qui se dévérouille en remuant et pogotant de plus en plus. Bon set.

Place à Cooper, les Hollandais, qui dans le genre pop-punk en connaissent aussi un rayon. Ce qui est intéressant, ou étrange, avec Cooper, c'est que le groupe qui enregistre les albums est différent de celui qui tourne. Il n'y a que le chanteur-guitariste, Rene, qui est commun aux deux formations. Qu'importe ce fait, Cooper est aussi bon sur disque que sur une scène. La preuve encore ce soir où il a montré un empressement et une fougue digne des jeunes groupes pour aligner des morceaux catchy en diable. Le secret réside effectivement dans la mélodie, elle doit être franche et accrocheuse, mais aussi criante et intense. Et ça, le trio hollandais sait faire. Il enchaîne les titres de son dernier album Rigft Now à ceux de ses précédents disques avec une frénésie boulimique. Le punk rock est ici enjoué, fun, mais toujours solide et nerveux. On a beau faire du pop-punk, on sait que le punk domine. Une bonne et fraîche soirée. — Frank Frejnik

Interview Annita Babyface And The Tasty Poneys :
ici.
Chronique Kiss The Moustache : ici.