Interview Draft
Live report Ieper Fest 2010
Knut
Goeland-TV
 
 

Posté le Lundi, 17 Mai 2010

Bolt Thrower + Rotting Christ + Dew Scented

Bolt Thrower Paris 2010

Le 07/05/2010, Trabendo, Paris

Un concert de Bolt Thrower ne se rate pas. Le groupe se fait tellement rare que chacune de ses prestations se doit d'être honoré. C'est pas n'importe qui, Bolt Thrower ! C'est pas seulement culte parce que c'est "vieux". C'est culte parce que c'est original, fondamental et féroce. Pour mézigue, Bolt Thrower, c'est le metal à l'état pur. La machine de guère absolue. La seule qui peut rivaliser avec Slayer. Ouaip, mes loulous. Et ce concert parisien l'a à nouveau prouvé.

Arrivé à la fin de set de Dew Scented et son metal de facture classique. Difficile de sortir du métro et de se mettre illico dans l'ambiance. Le groupe allemand est néanmoins chaud comme la braise, il fait monter la température dans la salle parisienne. Elle en a bien besoin. Tout cultes qu'ils sont, les Anglais de Bolt Thrower n'attirent pas les foules. Le Trabendo n'est pas vide, mais c'est pas la foule des grandes soirs non plus. Sacrilège !

J'attendais beaucoup de Rotting Christ, 1/ parce que je ne les avais jamais vu, 2/ parce qu'avec un nom comme ça, ça ne pouvait qu'être malsain, violent et barbare, 3/ parce que ce sont des Grecs et comme vous le savez, en ce moment, les Grecs foutent la merde en Europe. Et bien, quelle déception, mes loulous. Ils devraient s'appeler Boring Christ. La durée de leur set, durant lequel le quatuor servit un vague — mais alors très très vague — black metal sera un moment pénible et ennuyeux.

Fort heureusement, la suite sera plus accord avec mes attentes. Ah, Bolt Thrower ! Jamais je ne raterais un passage du groupe anglais. Jamais. Et quand il ne procède pas à un blitzkrieg en règle en terre française, je fonce grossir les (premiers) rangs de leur légion étrangère (la dernière fois, c'était il y a deux ou trois ans, en Belgique, dans un Hof Ter Lo remonté à bloc). Assister à une symphonie guerrière de Bolt Thrower, c'est un moment inoubliable, déjà parce qu'ils sont rares comme je l'ai dis, mais surtout parce qu'ils sont dévastateurs. Qui a déjà assisté à une ouverture d'un concert du groupe (l'intro + le coup de canon) ne peut oublier un tel moment ! Qui s'est déjà senti cisailler par le feu croisé des riffs de Barry Thomson et Gavin Ward ne peut qu'avoir envie de renouer avec une telle sensation, même si elle laisse des séquelle. Sans oublier de zieuter la bassiste Joe Bench, impassible, mais toujours d'une redoutable efficacité, et de hurler en chœur avec Karl Willets les slogans unificateurs de "For Victory", "No Guts No Glory", "Honour" ou "Mercenary". Sûr que je n'ai pas été déçu après le coup de canon d'introduction, même si, au début, le son m'est apparu un peu faiblard, presque sommaire. L'ingé son a néanmoins fait son boulot, placer ses pions en bonne place, rétabli le tir, et là… mes loulous, ça a dégommer sévère. Un bon paquet de titres anciens (ceux cités plus haut par exemple), pas mal du dernier album Honour, Valour, Pride, pas de faute de goût, pas de temps mort, du bonheur… avec même un second coup de semonce pour lancer un rappel, toujours barbare et sanguinaire. Le death metal de Bolth Thrower reste unique grâce au son de guitares si caractéristique, à la fois agressif dans l'approche et lapidant dans l'approche, c'est une rythmique façon tronçonneuse qui vous cisaille lentement mais obstinément. Cela dit, ce concert m'a ouvert à une autre révélation à propos de l'originalité de la musique des Anglais : le jeu de batterie. Il est lui aussi un trademark important dans le son d'ensemble de Bolt Thrower. Je ne suis pas un spécialiste de l'instrument, je ne saurais donc dire pourquoi ni comment le gars derrière le drum kit est un monstre du genre, mais ce qu'il fait, ce qu'il apporte à ses camarades est absolument hallucinant.

Bon, j'arrête là… normalement à ce stade de ce live report, vous vous êtes déjà tous ruez sur Youtube pour  chercher un extrait de Bolt Thrower en concert. Ne vous donnez pas ce mal, je vous en file un. Cadeau. — Frank Frejnik

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