concours Psychotic Reactions
Interview Draft
Live report Hellfest 2010
Knut
Goeland-TV
 
 

Posté le Jeudi, 01 Juillet 2010

Bad Religion

Bad Religion Bataclan live Report

le 16/06/2010, Le Bataclan, Paris

Mazette, trente piges que le groupe californien existe, qu'il tourne de par le monde et qu'il enregistre des disques. Tout ça avec la régularité, la précision et un leadership quasi indétrônable et, surtout, incontestable. Qui aurait pu penser cela en écoutant No Control ou Suffer ? Qui aurait pu penser que l'instigateur du hardcore mélodique en serait à blinder les salles d'Europe en 2010 ? Voilà qui force le respect. Voilà pourquoi on ne doit pas rater un concert de Bad Religion. Pour cela, et parce qu'on en sort jamais déçu.

Ouaip, jamais déçu. A chaque fois que j'ai vu Bad Religion (de ma première fois en 92 au mois d'avril dernier au Groezrock), j'ai toujours été ébahi par l'incroyable puissance que le groupe US dégageait. Par sa stupéfiante tenue scénique. Par sa maîtrise de la mélodie sur des rythmes effrénés. Par l'incroyable dualité des guitares (avant avec Brett Gurewitz, aujourd'hui remplacé par Brian Baker). Et bien sûr par la voix magistrale de Greg Graffin, véritablement accrocheuse et lyrique à la fois. Et par cette accumulation de hits qui composent leur répertoire. Même lors du passage à vide du groupe — la période où il a été se fourvoyer en major — ses concerts sont restés solides et dynamiques, et ce alors que ces disques étaient pour le moins controversés. Bref, tout ça pour dire que lorsqu'un groupe comme Bad Religion fête son anniversaire et que tu es un peu concerné par ce dernier, tu te dois de participer à la fiesta. En plus, t'imagines bien que sur une tournée qui s'appelle "30 Years Live", la set list va être une sorte de best of définitif et imparable.

Ce qui sera effectivement le cas. Ouverture du bal punk rock de ce mois de juin par "Do What You Want" et "Sinister Rouge". Le gros son résonne dans la belle salle du Bataclan. La machine californienne se met en branle : "Recipe For Hate" suit "No Control", "How Much Is Enough" fait de même pour "Before You Die". Le groupe puise dans tous ses albums, toutes les périodes, mais son jeu, offensif et tranchant, ne laisse rien apercevoir. Peu importe l'année où ses morceaux ont été enregistrés ou composés, dans l'enchaînement brutal, ils sonnent comme du Bad Religion pur jus. "Germs Of Perfection", "No Directioon", "Fuck Armageddon… This Is Hell", "Suffer", "Los Angeles Is Burning", "I Want To Conquer The World" se succèdent… et c'est un peu ta vie qui défile devant tes yeux ! "Generator", "Watch It Die", "Infected", "Modern Man"… le show est long, sans temps mort, dans la joie et la bonne humeur (enfin presque… si on excepte la prise de bec entre Greg Graffin et le SO du premier rang), dans la sueur et la fraternité. Punk rock will never die ! Bad Religion non plus. Le rappel sera un bon résumé du concert que l'on vient de voir. "Amercan Jesus", "Punk rock Song" couplé à "21st Century Digital Boy", et "Sorrow" pour conclure. Chapeau bas, les gars. Je serais là la prochaine fois. Dans dix ans aussi. Et dans trente si la science/médecine le permet à tout le monde ! — Frank Frejnik