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Posté le Lundi, 20 Septembre 2010

Rock en Seine 2010

Cypress Hill Rock en Seine 2010

27, 28, 29 Août 2010
St Cloud, France


8ème édition pour le festival rock parisien qui affichait complet avant même l’ouverture de ses portes. 99€ le pass, 3 jours, 3 scènes et 47 groupes, c’est évident qu’on ne pouvait pas tout voir. Il faut dire aussi que tout ne nous intéressait pas, ça tombait bien. Après divers annulations d’Amy Winehouse les années précédentes, le split d’Oasis une heure avant de monter sur scène en 2009, qu’allait-il donc se passer de caustique en 2010 ? A ma grande déconvenue, pas grand-chose mais comme tout évènement de ce genre, il y a eu son lot de confirmations, de bonnes surprises et de déceptions. En voici un petit aperçu complètement subjectif. (photo Cypress Hill © Nicolas-Joubard)


Ven 27/08 :
Il était hors de question d’arriver en retard ce premier jour, d’une pour récupérer un pass VIP et de deux pour tracer devant la Scène de la Cascade (la moyenne) afin de ne rien rater du set de Minus The Bear, qui ouvrait le festival à 15h. La météo n’était pas très clémente pour la journée du vendredi et ça n’a pas raté. S’il faisait beau en sortant du métro (oui, Rock En Seine est un festoche où on peut aller en métro et ça c’est plutôt cool), premières notes, premières secondes du concert et premières gouttes de pluie. On met sa capuche, on sort son parapluie, on tente de s’abriter sous les arbres sur les côtés mais on reste car la pop légèrement progressive et extrêmement classieuse du quintette de Seattle vaut le détour… et la douche. Heureusement cette dernière est de courte durée. Malheureusement leur set aussi. 30 min et c’est fini, c’est la dure loi des festivals. Dommage, on en aurait bien voulu davantage. Bon son (leur maîtrise technique doit y être pour beaucoup), bonne prestation (efficace sans en faire des caisses), c’est une très bonne entrée en matière.

 

Minus The Bear Rock En Seine 2010
Minus The Bear (©
Franck  Courtäs)

On se dirige ensuite vers la Grande Scène pour découvrir All Time Low (15h30) et leur punk rock poppisant. Des jolies mèches, des accessoires fluo (lunettes, baguettes de batterie, guitares), des interventions puériles, pas de doute, on est bien en face de clones de Blink-182. C’est tellement flagrant que c’en est presque navrant. J’ai vraiment l’impression d’entendre quasi mot pour mot les interludes du Mark, Tom and Travis show’de Blink. Il y a des fans en tout cas, jeunes voire très jeunes, qui reprennent en cœur les refrains. Certes c’est fun, énergique, les gars se donnent mais ça me passe au dessus.  

Une petite ballade sur le site agréable du parc de Saint Cloud pour observer les affiches à l’effigie des groupes, réalisées par une ribambelle de dessinateurs, prendre une pinte à 6€ (+1€ de consigne du verre) et c’est le retour devant la Grande Scène pour Kele (16h55). Le guitariste/chanteur de Bloc Party est ici pour présenter son projet solo "à mille lieues de ce à quoi il nous avait habitués", "taillé pour les clubs"… Mince, les infos auraient dû me mettre la puce à l’oreille. Je ne sais pas si ça venait du timing peu pertinent (écouter de la dance en plein après-midi, bof bof), des chansons ou de moi mais je ne tiens pas 10 min.

Ça tombe bien, il y a les parisiens de King Of Conspiracy (17h05) qui jouent en ce moment sur la Scène de l’Industrie (la petite). Ce groupe commence à avoir une bonne notoriété en Angleterre (où ils font plus de dates qu’en France) et ça fait quelques temps que j’entends de bons échos sur eux, sans avoir encore eu l’occasion de les voir sur scène. Je ne vais pas prolonger le suspense davantage, le concert était excellent ! Le trio envoie une sorte de punk noisy ou de noise punky (c’est comme vous voulez), très influencé par McLusky et les morceaux tendus de Fugazi. Grosse débauche d’énergie sur scène, un réel plaisir d’être là et de jouer devant autant de monde (2-3000 personnes) même si ça doit être encore plus impressionnant dans un endroit plus intimiste, voilà qui en fait le meilleur concert de la journée sans l’ombre d’un doute (avec Minus The Bear en deuxième position, mince je spoile grave là). A voir et à revoir !

King Of Conspiracy Rock En Seine 2010
King Of Conspiracy (© Franck-Court)

Une des curiosités de ce weekend c’est la présence de Skunk Anansie (18h25) après 8 ans de séparation. Les voici donc sur la Grande Scène avec le line-up original, emmenés par la chanteuse charismatique Skin. Sans m’emballer complètement, le concert a fonctionné et oui, ils ont, eux, joué tous leurs singles qui passaient en boucle à la radio, milieu/fin des années 90 ("Hedonism", "Pickin’ on me", "I can dream") ainsi que des nouveaux morceaux extraits de l’album qui sort prochainement.

Pour bien profiter des deux prochaines têtes d’affiche qui arrivent sur la Grande Scène, je me cale et attends la venue de Cypress Hill (20h), les rappeurs préférés des rockeurs. Si le groupe a par le passé pu donner des concerts en formation rock (notamment suite au double album Skull & Bones), là c’est en trio plus classique que débarquent les deux MCs B-Real, Sen Dog et Eric Bobo (dont c’est l’anniversaire ce soir) aux percus. C’est bien mieux comme ça car ce n’est pas quand ils font de la mauvaise fusion/metal qu’ils sont les plus inspirés. Un set 100% hip hop donc, avec les tubes "How could I just kill a man", "I ain’t goin’ out like that", "I wanna get high" (où ils prennent un malin plaisir à allumer un gros joint), "Insane in the brain" et un très bon "Rap superstar" pour finir mais ça manque quand même un poil de pêche, de dynamisme, de folie. Ok, les gars tournent depuis 20 ans, ont maintenant 40-45 ans donc moins de fougue mais je les voyais pour la première fois et j’en attendais un peu plus.

Black Rebel Motorcycle Club joue à côté, sur la Scène de la Cascade (21h) mais je ne bouge pas car après sur la Grande Scène il y a Blink-182, que je veux voir de suffisamment près et non sur un écran comme les milliers de festivaliers qui seront trop loin. Bien mal m’a pris car apparemment, d’après ce qu’on m’a dit, les hommes en noir ont donné un excellent concert, bien intense, en hommage à leur ingé son (également père du bassiste), décédé d’une crise cardiaque quelques jours avant.

On passe du tragique à la gaudriole avec Blink-182 (22h), chargés de clôturer cette première journée. Je suis plutôt bienveillant avec ce groupe et j’avais vraiment envie de les voir jouer un paquet de morceaux que j’écoutais en boucle auparavant. Ce qu’ils ont fait, pas trop trop mal au début. Niveau set list ça démarre assez bien ; "Dumpweed", "Feeling this", "The rock show", "What’s my age again". Cool. Musicalement ça chante parfois faux, ce n’est pas super en place. Pas grave. On est au courant qu’à part Travis Barker (batterie), il n’y a pas vraiment de réels musiciens. Je pensais quand même que ça rendrait mieux parce que bon, ce ne sont pas les parties de guitare d’Eddie Van Halen à jouer non plus… Et puis ça va se gâter par la suite avec déjà un son pas terrible ; la batterie est surpuissante par rapport au reste, on n’entend pas assez la guitare et ils vont enchaîner avec toute une série de morceaux beaucoup plus lents, moins fun, moins efficaces. Pareil, ce n’est pas ce qu’on veut de Blink. On ne veut pas du soi-disant mature, du torturé, on veut des chansons punk, mid tempo, qui parlent de situations loufoques, de loose avec les filles... Point barre. Le gros milieu du set est donc plutôt mou malgré les interventions potaches de Mark Hoppus (basse), nous faisant part des quelques mots de français qu’il connaît : "beaujolais", "voulez vous coucher avec moi ?" etc. Et sur la fin, alors qu’on n’attendait plus rien, les voilà qui ressortent les excellents "Josie", "First date", "Anthem part 2" pour finir en beauté avec le rappel suivant "Carousel" et "Dammit" après un solo de batterie assez impressionnant de Travis Barker, solidement attaché au moyen d’un harnais sur une batterie rotative qui va dans tous les sens. Il se retrouvera même un moment à jouer ses rythmes hip hop la tête en bas. Bon, je fais un peu mon ronchon, mais je crois que si on me proposait de revivre le même concert, dans les mêmes conditions, j’y retournerais. Ok, c’était pas grandiose, pas le concert de l’année, loin s’en faut, voire même une belle arnaque mais après tout c’est ce qu’est ce groupe ; une farce punk rock. Ça aurait pu être bien mieux, ça aurait peut être pu être pire. Si à la base on n’aime pas ce groupe il n’y a quasi aucune chance d’être séduit en live mais si tu les aimes vraiment, tu ressors en te disant que ce n’était pas si mal, que certains moments valaient le coup…

Blink 182 Rock En Seine 2010
Blink 182 (© Nicolas-Joubard)

Sam 28/08 :
Le samedi, je  voulais voir d’autres rescapés des 90’s, les Stereophonics (16h55) mais j’arrive trop tard donc j’ai le choix entre la Scène de la Cascade où se produit une des sensations indie rock / electropop de l’année, Two Door Cinema Club et le bar VIP où les pintes sont 50 centimes moins cher et où je viens de retrouver des potes. N’étant généralement pas trop fan des trucs hype, je prends la deuxième option. Il n’y a pas vraiment de groupes qui me branchent dans l’après midi et il fait beau alors on se cale sur la pelouse et je me réserve pour la suite.

La suite ce sont les Queens Of The Stone Age (20h) sur la Grande Scène. Eux également je ne les ai encore jamais vus et après les deux semis déceptions d’hier (Blink-182 et Cypress Hill), j’ai un peu peur mais dès le premier morceau, tous mes doutes sont balayés. "Nicotine, valium, vicodin, marijuana, ecstacy and alcohol. Cocococaïne !", la bande à Josh Homme débute avec un "Feel good hit of the summer" bien sauvage, couillu à souhait. Ils ne sont pas en tournée pour un nouvel album (le dernier étant assez moyen) donc là, en festival on a droit à une sorte de best of : "The lost art of keeping a secret", "Sick sick sick", "Monsters in the parasol", "Little sister"... Parfait ! De plus, contrairement à hier le son est cette fois vraiment bon, bien équilibré et c’est tant mieux car cela aurait été dommage de ne pas entendre les différents solos du grand rouquin, musicien hors pair. Pas beaucoup d’interactions avec le public à part pour nous dire qu’ils sont vraiment contents d’être ici, sur ce beau site et ils enchaînent les morceaux. C’est sobre mais efficace et ils nous donnent là une belle leçon de r’n’r, surtout avec l’apothéose finale : "Go with the flow", "No one knows" et "A song for the dead" et son intro démente à la batterie. Pas un concert de folie mais ils ont répondu présent avec une prestation bien physique, catchy.

Ensuite je rate LCD Soundsystem (21h10) qui a apparemment donné un très bon show electro rock sur la Scène de la Cascade mais je suis à 22h20 devant Jello Biafra and The Guantanamo School Of Medecine sur la Scène de l’Industrie. Il n’y a pas énormément de monde, la foule des festivaliers s’étant massée devant Massive Attack mais c’est un public de connaisseurs qui assiste aux pérégrinations de l’ancien chanteur du groupe punk Dead Kennedys et de sa troupe de mercenaires. Pas de soucis, le Jello a l’habitude d’être sur scène, de captiver son auditoire (il procède aussi à des spoken words en solo) et est un véritable frontman. Il bouge de partout, fait des roulades, des mîmes, se déguise… Tous les morceaux sont introduits avec un petit speech concernant la politique, l’éducation, le social, l’armée etc. et il se fend même d’une salve contre Nicolas Sarkozy et l’expulsion des Roms. Attention hein, pas de démagogie ni de grands discours, tous ceux qui sont devant cette scène savent pourquoi ils sont là mais son énergie scénique et son discours acerbe, ironique, lui permettent de nous garder toujours en alerte et bien en éveil. Derrière, ses musiciens sont loin d’être en reste, offrant un set à la fois techniquement très carré et extrêmement puissant. Si les chansons tirées de leur premier album font la part belle à un punk rock un peu complexe, distordu, teinté d’un soupçon de noise, il faut avouer que ce sont quand même les reprises des Dead Kennedys qui vont le plus faire bouger, crier le public ("California über alles", "Holiday in Cambodia" et "Too drunk to fuck"). Punk’s not dead !! Ça fait plaisir à voir, à entendre et à constater…

Biafra Rock En Seine 2010
Jello Biafra (© Nicolas-Joubard)

Il est 23h passées et c’est l’heure de finir en beauté avec les 2 Many Dj’s, sur la Scène de la Cascade qui déborde  de tous les côtés. Les deux Belges, membres également du groupe Soulwax se sont taillés une bien plus grande réputation en remixant, enchaînant des classiques rock (mais pas seulement), sur fond de beats techno. Tout y passe, certains enchaînements ont un thème ("Money, money, money" d’ABBA avec "Money" des Pink Floyd), d’autres non. L’essentiel est de faire danser, chanter les gens. Et ça marche ! En plus du son, il y a un grand écran au dessus d’eux où sont projetés des animations, des extraits vidéos, toujours en lien avec la musique ou le rythme. C’est assez drôle de voir par exemple la pochette de Appetite for destruction des Guns’n’Roses avec les têtes de mort du dessin qui grandissent ou rapetissent sur l’écran comme si elles s’avançaient vers nous ou reculaient ou bien les mâchoires qui bougent pendant qu’on entend "Sweet child o’mine", ou encore les différents éléments de la pochette du premier album de MGMT apparaître les uns après les autres, jusqu’à ce qu’elle soit complète et qu’ils balancent un extrait de "Kids"... Et c’est là qu’on est obligé de tirer la conclusion suivante : oui, c’est bien sympa les 2 Many Dj’s mais c’est du playback. Il y a un cd, préparé et mixé au préalable, qui tourne, pareil pour la vidéo et eux sont là au mieux pour tourner quelques potars. Vraiment, ce n’est pas possible autrement d’être à ce point coordonné à la micro seconde près entre les musiques et les vidéos qu’ils jouent. Cependant, même en ayant conscience de ça, c’était une très belle fin de soirée. Soirée qui par contre finit complètement abruptement. 00h15, pffft, extinction des feux, merci de vous diriger vers la sortie. Ok, à demain.

Dim 29/08 :
Si la journée du vendredi m’intéressait très fortement et celle du samedi pas mal, le dimanche par contre, je n’avais vraiment pas grand-chose à me mettre sous la dent. J’étais quand même assez curieux de voir The Black Angels (15h55) donc je ne fais pas la même erreur que la veille et me pointe à l’heure devant la Scène de la Cascade. Grand bien m’a pris, le rock psyché 60’s des anges noirs (grandement influencés par le 13th Floor Elevator) va être la bonne surprise du jour. C’est néanmoins difficile de bien rentrer dans leur atmosphère, leur musique lancinante comme ça en plein après-midi. Une programmation plus tardive, en pleine nuit noire, quitte à passer sur une plus petite scène aurait sûrement eu davantage d’impact...

On change ensuite complètement d’ambiance avec Eels (16h25) sur la Grande Scène. J’ai énormément écouté Beautiful freak, le premier album des Californiens sorti en 1996. J’adorais cette pop sombre et mélancolique associée à la voix rocailleuse de Mark Olivier Everett (E) et j’ai un peu suivi (mais de loin) la suite de ses aventures discographiques. De loin assurément car le concert donné à Rock En Seine est à mille lieues de ce que je pouvais imaginer. Je ne reconnais quasiment aucun morceau et "My beloved monster", le seul extrait joué de Beautiful freak est complètement réarrangé, accéléré, dans une version entre country et rock 50’s yéyé. Tout le concert sera d’ailleurs à cette image et E bien loin du gars introverti, complexé, que j’imaginais. On a là plutôt affaire à une espèce de gourou de secte avec bandana, grosse barbe et costume blanc… Bizarre. Beaucoup de gens ont semblé comme moi un peu décontenancés, voire déçus. Non pas que je voulais à tout prix entendre le tube "Novocaïne for the soul". Je me doute que ça peut  être pénible de jouer toujours les mêmes morceaux, 10-15 ans après mais dans un festival comme ça, quand une grosse partie des gens présents n’ont pas suivi ta carrière et ne connaissent que quelques titres, pour te les mettre dans la poche, leur donner envie de te revoir, je pense qu’il faut jouer ces titres. D’un autre côté, il est peut être dans un trip complètement différent maintenant.

Eels rock en seine 2010
Eels (© Franck-Courtäs)

C’est pas tout ça mais à part Arcade Fire pour finir (et encore, juste par curiosité), c’est officiel, il n’y a désormais plus aucun groupe que je n’ai envie de voir. Du coup j’arpente le festival, fait un tour du côté de Rockofolio, l’exposition photo sur le rock dont l’invité cette année est le lyonnais Richard Bellia. Une série de clichés pris entre 1982 et 2007, toujours agréables à regarder ; Frank Black, Henri Rollins, les Red Hot Chilli Peppers, Joe Strummer… ça fait passer le temps pendant que Wayne Beckford joue à côté. Le mix de funk, hip hop, jazz, soul est plaisant à entendre, jusqu’à ce qu’il reprenne "Seven nation army" des White Stripes. "Po po po po po pohhh po !" Plus opportuniste comme reprise tu meurs. Du coup direction le bar metal (ce n’est pas moi qui le dit, comme le port salut c’est écrit dessus), situé entre la Scène de la Cascade et la Grande Scène où je squatte un bon moment. Je m’en extrais pour aller jeter un coup d’œil aux Ting Tings (19h50) sur la Grande Scène. Le duo Anglais est là pour remuer les popotins au son de leur électro pop disco. C’est gentillet. Je reconnais vaguement deux singles et souris intérieurement en voyant la chanteuse passer d’une guitare à un synthé à rien du tout, sur un même morceau, alors que musicalement on ne distingue aucun changement. En gros elle fait semblant de jouer. Cela suffit à me faire regagner mon bar.

Il est 22h quand Arcade Fire monte sur la Grande Scène pour clôturer cette édition de Rock En Seine. Les Canadiens sortent un nouvel album et ont le vent en poupe (encensement médiatique, couverture de plusieurs magazines, tête d’affiche de festivals…). Tout le monde en dit du bien, que ce soit des personnes que je côtoie dans le milieu du punk rock indé ou le grand public. Perso, je n’ai jamais réussi à écouter un album en entier, sans non plus vraiment chercher à aller plus loin alors j’en profite d’être là pour me faire une impression en direct live. Sur scène ils sont nombreux (sept musiciens), changent parfois d’instruments, ce qui rajoute à l’ensemble un côté plutôt vivant, les morceaux pop rock sont assez bien ficelés mais ça ne me touche pas du tout. Ça a l’air sympa, bien fait, pas de doute là-dessus mais je ne ressens absolument rien. En tout cas ça a l’air de plaire au plus grand nombre. Tant mieux pour eux. Du coup je ne m’éternise pas et évite ainsi la fin avortée de leur concert à cause de la pluie, qui s’est remise à tomber et arrose la scène, devenant dangereuse pour les musiciens. Tant mieux pour moi.

C’était donc la première fois que je mettais les pieds à Rock En Seine et j’en garde un souvenir plutôt agréable. Le site, l’organisation, les conditions sont réunis pour en faire un évènement plaisant. Après, comme beaucoup de festivals qui se veulent rock, je trouve que cela manque de prise de risque au niveau de la programmation. Les groupes (à de très rares exceptions près) sont beaucoup trop consensuels, pour ne pas dire lisses. Il y a peu de chances de voir un concert qui va vraiment te marquer. Sans m’avoir littéralement renversé, le top 3 de cette édition revient donc à King Of Conspiracy, Queens Of The Stone Age, Jello Biafra and The Guantanamo School Of Medecine et Minus The Bear. Comment ça ça en fait plus de trois? Et alors… ? — Guillaume Circus