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Posté le Vendredi, 19 Août 2011

IeperFest 2011

Les puristes n'arrêtent pas de le répéter : "le Ieper Fest, c'était mieux avant ! "Quand c'était dans l'école", finissent-ils par dire. N'empêche, chaque année, l'événement belge rameute toujours autant de fans, hardcoreux pour la plupart, pour trois jours de musique, de fun, de bouffe vegan, de bières et, bien entendu, de pluie ! L'affiche 2011, comme d'habitude, était variée et pleine de surprises : Lemuria, Cheap Girls, Stupids, Ritual, Sheer Terror, Strife, Touche Amoré, Strike Anywhere, Exodus, Reiziger, Drop Dead… Résumé totalement partial du week-end.


VENDREDI
Chaque année, l'événement hardcore belge bouge d'un week-end à un autre, mais jamais il n'échappe aux traditionnelles bruines, averses et pluies d'août. Ce qui transforme le verdoyant site du festival en étendue boueuse et glissante. Il en faut pourtant plus pour empêcher le hardcoreux belge, français, hollandais, italien (etc.) de rejoindre son second lieu de pèlerinage annuel (le premier, le Fluff se déroule en République Tchèque). A part une coupure de courant générale, ou une rupture de stock totale de Pils, on voit mal ce qui pourrait enrayer la machine du IeperFest. Donc, même sous un petit crachin, les Norvégiens de Death Is No Glamorous déploient leur hardcore/punk devant un public certes restreint et emmitouflé, mais néanmoins réceptif. Loin d'être original, le style du groupe n'en demeure pas moins souple et rapide. Même si j'arrive en plein milieu du set et que j'ai trois heures de conduite dans les pattes, l'impression est bonne sur ce groupe dont on conseillera aussi les disques. Son set leur fera, en tout cas, honneur. Je passe mon tour pour Black Kites ("political vegan straight edge hardcore band from New Jersey", me dit mon fidèle guide imprimé sur papier recyclé), l'heure est à la découverte du lieu, dont la disposition a été bougé par rapport aux années précédentes ; à un premier tour de la tente "Merch" ; et au premier rafraîchissement (ah la fameuse kriek !!). Si le Ieperfest a été distingué de l'Ovam Groenevent Award en 2010, grosso modo "le festival le plus vert" en Flandres, il a de fortes chances d'obtenir la même distinction cette année : tubes-cendriers partout pour éviter de polluer le champ avec les mégots ; un "bubble gum tree" pour ne plus jeter ses chewing gums par terre ; des poubelles de recyclage dont une pour les gobelets en plastique ; assiettes et barquettes de frites (le péché mignon de la Belgique, ne l'oublions pas) consignées ; bouffe vegan only ; et même quelques toilettes à compost au milieu des habituels WC chimiques qui dégoutent tant les filles. Il n'y a pas à dire, Genet Records et Vort N Vis, les deux structures derrière le festival, font les choses avec cœur et conviction. Il en va de même avec leur engagement envers le hardcore qui n'est, on ne le rappellera jamais assez, pas simplement de la musique. C'est aussi des idées, des causes et des principes. En cela, les organisateurs ont accolé à la saincro-sainte tente du consumérisme hardcore (la tent du merch et des distros) un autre barnum intitulé "More Than Music" plus spécialement dédié aux valeurs défendues par bon nombre de groupes programmés : le végétarisme, le commerce équitable, le militantisme anti-capitaliste ou anti-fasciste pour ne citer que les plus courantes. On dira ce qu'on voudra sur la programmation musicale, toujours sujette à débat dans les forums, on ne peut qu'applaudir un festival qui a su évoluer et grandir sans jamais remettre en cause ses opinions.

Lemuria IeperFest 2011 A l'heure du déjeuner, Ritual défonce la Main Stage avec son hardcore à la Carpathian. Les Allemands sont sans doute les Européens qui parviennent le mieux à maîtriser le média hardcore. Ça plaisante pas sur scène. Bien fait, bien joué, le set de Ritual assure d'un bout à l'autre. Pourtant, je décide d'écourter ma "participation" au concert. Je me glisse sous le chapiteau Marquee encore vide pour ne rien rater du prochain set de Cheap Girls. Précédemment, à la Miroiterie (Paris), j'étais tombé sous le charme de ce trio de Lansing dans le Michigan dont les ramifications musicales allaient toutes dans le même sens (ce qu'on appelle pompeusement l'indie rock) et au même endroit (les années 90) : Superchunk, Lemonheads, Sugar ou encore Pixies. Là encore, le trio accomplit un miracle en mariant le grunge, le punk rock mélodique et le rock alternatif US. Le chanteur-bassiste a une voix divine, très proche de celle de Bob Mould. Frissons garantis, en même temps qu'une irrésistible envie de bouger son corps ! Bouger son corps avec Anchor, c'est possible aussi, mais dans un autre registre, plus "physique" et plus "sportif". Débarqué de sa Suède natale, le quatuor joue un hardcore fiévreux, pétri de clichés ancestraux et de références modernes (Verse, Terror). Comme c'est souvent le cas chez ce type de groupe, se dégagent une conviction et une foi — pour le hardcore, le straight edge, le mode de vie vegan — si déterminées qu'elles m'impressionnent jusqu'à influer mon esprit. Je retrouve un peu de calme avec le set de Lemuria (photo), un trio pop-punk, pour ne pas dire complètement pop, signé récemment sur Bridge Nine. Beaucoup de mal à été dit (ou plutôt écrit) sur le dernier album du groupe, Pebble ; moi je le trouve simplement fabuleux. Aussi touchant par sa simplicité et émotivité que brillant par ses compositions et les histoires racontées. Sur scène, ça passe tout aussi bien, même si le groupe n'est pas aussi carré que sur disque. C'est, en tout cas, une incartade pop bienvenue au Ieper Fest.

Stupids Ieperfest 2011Je ne cacherais pas que ce sont les Stupids (photo) qui ont motivé, cette année, ma venue à Ypres. Depuis que j'aie fait l'acquisition d'un mythique 25 cm que les Anglais partageaient avec les Hard-Ons à la fin des 80's, je suis tombé raide fan de ce groupe. Certains de ses skeuds étant sortis sur Bondage, le label des Bérus, cela a grandement favorisé ma passion pour lui. Mais ce que j'appréciais encore plus chez le trio anglais, c'était son style : un hardcore débridé, ultra rapide, complètement fun qui ne parlait presque exclusivement de skate et de malbouffe. Une version hooligan des Descendents, donc. Les Stupids se sont reformés après 18 années (?) de totale absence, ont sorti un très bon album, The Kids Don't LIke It, et ont fait ça et là quelques concerts. Dont celui-ci. Grosse émotion pour moi. Grosse surprise aussi, car The Stupids ont repris la musique là où ils l'avaient arrêter en 1989. Aujourd'hui, avec l'évolution des genres et des étiquettes, leurs morceaux supportent très bien l'appellation "thrashcore". Le set des Anglais sera vif et piquant, très fun (les gars n'ont rien à prouver et je crois qu'ils ne veulent absolument rien prouver) et enthousiaste, technique tout en étant complètement "amateur". En cela, l'attitude des Stupids tranchait complètement avec celles des autres combos hardcore de la journée. Comme par exemple, Soul Control, un groupe US signé sur Bridge Nine. Si sa prestation fût plutôt plaisante, car pleine d'accroche et de magnitude, j'en retiendrais surtout l'incroyable ressemblance de son chanteur avec le Henry Rollins de la vidéo de Black Flag, Live. Vêtu d'un short noir, pieds nus sur les planches, les cheveux longs et noirs qui lui tombaient devant la figure, le corps tatoué, il "était" un jeune Riton plus vrai que nature. Même ses mimiques de scène évoquaient le maître à penser de plusieurs générations du hardcore.

Victims Ieperfest 2011 De cinq à sept, la scène du Marquee se transforma en rendez-vous screamo avec les concerts consécutifs de Touche Amore et La Dispute. J'ai apprécié celui du premier, moins celui du second. Même si beaucoup vous diront qu'ils jouent dans la même catégorie, il me semble que Touché Amoré possède des atouts que La Dispute n'a pas (par exemple, du charisme). Les deux sont pourtant portés de la même manière, enflammée la manière, par leur public commun. C'était beau comme une crêche ce final de Touché Amoré où les fans s'égosillaient en chœur ! C'était émouvant et quelque part, revigorant. Il y a dans leurs morceaux l'intensité des premiers Envy et l'énergie ébouriffante de At The Drive-In. La fibre piquante de Thursday et la foudre de Defeater. Quand à La Dispute, j'ai rien à en dire. Ça m'a fait penser que j'avais soif.
Parce que le groupe qui suivait derrière lui, Victims (photo), n'est pas du genre à te laisser de répit. Il faut bien s'hydrater et prendre des forces avant un set des Suédois. Surtout s'il est prévu de durer seulement 40 minutes. Punaise, la branlée ! Coup fatal sur coup fatal. Même sur une "grande" scène (le chapiteau du Marquee est vaste, mais ne fait jamais le plein), le groupe charge comme s'il était en train de batailler dans un squat ou un rade. Lorsque tu es dans les premières rangs, tu en prends plein la gueule. Le style ? Hardcore forcément. Crust, aussi. Metal, un peu. La meilleure manière de présenter Victims est encore de dire qu'il est le rejeton de Motörhead et de Discharge. Là, tout est dit. Le quatuor décline cette formule avec réussite et distinction.

A peine est on sorti de la tente Marquee que Strife tambourine nos esgourdes. Ceux qui, comme moi, n'attendaient absolument rien de cette reformation du groupe de Los Angeles, en seront quitte pour se punir violemment. Diantre, quelle puissance de feu ! Son hardcore métallique, mais ni metalcore, ni metal, sera une piqûre de rappel vivifiante. Quand un come-back est aussi imposant, la question "pour ou contre les reformations ?" n'est plus de mise, on acquièse et on en redemande. Tiens, Horse The Band, quelle surprise ? Sont tout le temps en Europe ceux-là ? J'ai l'impression qu'ils sont à l'affiche de tous les festivals punk, hardcore et grand public. Il faut dire qu'avec ces inventeurs du Nintendocore, un concert de rock tourne vite à l'hystérie collective. En ce début de soirée, 21H vient de sonner, Horse The Band montrera une fois de plus qu'on peut lui faire confiance pour foutre le boxon dans le pit. Pas comme Sheer Terror qui succéda aux Californiens une heure plus tard sur la grande scène. La légende new-yorkaise n'est plus que l'ombre d'elle même. Même en jouant le meilleur de son répertoire, elle reste une vision pathétique. Jeu de scène pataud, interprétation molle et sans âme, force de frappe proche de zéro absolu… voilà le genre de reformation qu'on a pas envie de se farcir. Ce fût tellement éprouvant que lorsque Sheer Terror s'arrête, on se plaît à apprécier le silence qui suit. Silence de courte durée : la machine And So I Watch You Afar pétarade sur l'autre scène. Pour moi, ç'en est trop. J'arrête les frais pour aujourd'hui. Bonne nuit.

En résumé : Meilleur concert : Victims. Meilleure phrase entendue : "Les punks, c'est comme les nanas : à force, c'est chiant, mais quand ils sont pas là, ils nous manquent !" Meilleure slogan de t-shirt : "My edge is strong, 24/7, 365, All Year Long". Meilleur nom de groupe (vu dans les bacs des distro) : Jesus Fucking Christ.


SAMEDI

Il a plu toute la matinée. Au départ, un petit peu. Puis à grosses gouttes. Mais toujours un petit crachin qui, s'il n'est pas désagréable, n'en est pas moins agaçant à la longue. Cela présageait un changement de l'état du sol dans l'enceinte et autour du festoche. L'herbe verte allait se transformer, comme chaque année serais-je tenté de dire, en fange odieuse et collante. Et franchement, votre serviteur n'avait guère envie d'aller patauger dans la gadoue pour voir des groupes qui ne l'intéressaient qu'à moitié. Les faubourgs de la ville de Ypres ayant été le théâtre de sanglantes batailles entre l'armée allemande et les Alliés durant la première guerre mondiale, j'avais donc escompté faire un peu de tourisme "militaire" en allant visiter les très nombreux cimetières et monuments (la Porte de Menin dans la ville est superbe) disséminés aux quatre coins de la ville. Mais la pluie était décidément un frein à toute les bonnes initiatives. Faut vraiment être belge pour planifier des sorties lorsqu'il pleut. Glander dans les brasseries et les estaminets locaux en attendant une heure décente (c'est-à-dire une heure où un groupe "intéressant" serait programmé) fût ma seule activité jusqu'à 16H. J'ai donc consciencieusement raté Golden Bullet, The Carrier, Xibalba, Stock To Your Guns, Oathbreaker, etc… Tant pis. J'arrive au début du set de Angel Crew. Les singeries de ses anciens ou actuels membres de Arkangel, Lenght of Time, Deviate et Backfire me plongent d'emblée en plein esprit IeperFest : du H8000 hardcore style pur et dur pour les vrais tough guys en marcel et bermudas flockés Madball ou AF. Sans ce type de groupes, pas de IeperFest. Ils étaient donc nombreux cette année encore : CDC, Six Ft Ditch, Crawlspace le vendredi ; First Blood et Sworn Enemy le samedi ; Death Before Dishonor et Blood For Blood le dimanche. On les résumera tous par cette magnifique accroche lue sur un sweat d'un amateur de violent dancing : "A good beat to dance on… A good vibe to whip me up… A good crowd bringing war…" C'est beau comme du Conan !

Si ces groupes sont toujours présents à l'affiche du IeperFest, c'est aussi parce qu'ils attirent du monde. Ils jouent tous sur la Main Stage, et le pit est animé du début à la fin de leur set. Disons que pour ceux, comme moi, qui viennent pour "autre chose" que du pseudo-hardcore "slayerisant", ce n'est qu'un mauvais moment à passer. Ça laisse le temps de boire un coup (plusieurs, en général), goûter la cuisine vegan (le Ieper est 100 % vegan), voir un film militant dans la tente "More Than Music" ou dilapider son argent sur les stands merchandising. Tout ça pour en venir jusqu'au concert de City Of Ships, un trio de Floride qui pratique un noise rock qu'on situera entre Cave In et Nirvana (j'ai bien dit "pour situer", hein !). Le son est crade à force de saturation, le chant est noyé dans la rythmique solide et granuleuse, mais on apprécie l'ensemble même si la guitare peine parfois à lier ce joyeux merdier. C'est sûr, on est assez éloigné du beat down de Angel Crew et consorts, mais cette différence fait du bien. On a tout le loisir de retrouver un hardcore pataud, atone et besogneux avec celui des Ricains de First Blood qui étaient visiblement très attendus. Le slogan sur le backdrop est explicite : "When peaceful protest becomes impossible". Musicalement, rien de nouveau : "A good beat to dance on… A good vibe to whip me up… A good crowd bringing war…" Rien de neuf non plus pour le groupe qui se prépare sous la tente Marquee, mais mon intérêt a été piqué au vif lorsque j'ai vu son nom à l'affiche du festival. Reformé après presque dix ans d'arrêt, Reiziger (photo) foule à nouveau les planches du festival. Le set sera court, précieux et énergique. Le quatuor belge, présentés en héros par le guide du festival, détonne complètement de cette affiche 2011 avec son indie-rock vaguement noise mais pleinement pop, quelque part entre Sonic Youth, Engine Down, Karate et Fugazi. Les Anciens verseront une larme devant le groupe qui s'en tire plutôt bien. Il semble, d'après les souvenirs de chacun, que le Reiziger 2011 est plus hargneux tout en conservant son coté distingué.

J'avais pas prévu de regarder Strike Anywhere, mais n'ayant rien de mieux à faire, je me suis posté face à la grande scène. Bien m'en a pris puisque le concert fût vraiment cool. Le son était parfait (bonne balance entre les guitares, voix audible sans prendre les devants…), le groupe en forme et heureux d'être là, la setlist pour le moins rodée. Ce fût une vrai bon moment que de regarder les natifs de Richemond évoluer sur scène, un espace qu'ils maitrisent parfaitement. Là, leur punk rock mélodique se transforme en hardcore colérique, toujours mélodique, qui gagne en intensité à mesure que la machine avance. Agathocles ayant annulé sa venue en terre flamande, son créneau est récupéré par Jonah Matranga qui donnera un second show, cette fois en mode électrique. Dehors, alors que la nuit est tombé et que l'air s'est rafraîchi, les thrasheurs californiens de Exodus, ou du moins leur armée de roadies, règlent le plus long soundcheck de l'histoire du festival. Même lorsque l'heure de démarrer sonne, les techniciens en sont encore à s'arracher les cheveux sur la table de mixage. Ah ces métalleux ! N'empêche. Lorsque Exodus entre en scène, le son de façade est… ENORME, sans doute le meilleur du week-end. Puissant, massif, haut et fort, il est aussi clair et particulièrement dynamique. On entendra parfaitement le chant, gras et volubile, la rythmique, surtout la batterie, et les deux guitares, notamment les solos. Exodus livrera un set d'enfer, sauvage et remuant. Je ne sais pas ce qu'à donné le Big 4 au SonicSphere, mais ici, à environ 22h00 au milieu des champs de maïs flamands, c'était comme en 1986 : Thrash 'til dead ! Death to false metal ! Metal up your ass ! Etc. Et plus encore lorsque le groupe a entonné son "Bonbed By Blood".

Drop Dead Ieperfest 2011Avec Drop Dead (photo) on sait à quoi s'attendre. Et en général, on n'est guère déçu ! Diantre, quelle frénésie, quelle violence, quelle puissance ! Si le groupe américain est resté discret ces dernières années, il a démontré lors des quarante minutes qui lui étaient attribuées que son statut de leader n'est nullement à remettre en cause. Son hardcore, qui revêt aussi l'apparat de powerviolence tant il est brutal et rapide, affiche clairement ses origines punk (Crass en tête) avec son discours politique et social avant chaque chanson. Le chanteur louera sans cesse les efforts des organisateurs d'avoir fait un festival "vert" et vegan car "la terre et les animaux n'appartiennent pas à l'homme'. Les crusties du premier rangs sont aux anges, les uns pogotant martialement dans la fosse, les autres secourant l'index en rythme avec la musique (indexbanging ?). Les autres regardent fixement, comme tétanisés par l'ouragan sonore qui s'ébroue sur scène. Tout le monde aura pris sa claque. Moi aussi. Tant et si bien que je tire ma révérence. Autant rester sur une bonne impression. Le Ieperfest 2011 se termine ici pour ma pomme. Une bise à tout le monde, et à l'année prochaine ! — Pépito Ramirez

En résumé : Meilleur concert : Drop Dead. Meilleure phrase entendue : "Putain, mais y'a combien de vegans dans ce putain de festival ?" (le chanteur de Exodus, énervé de ne pas avoir eu de viande à son repas). Meilleur slogan de t-shirt : "Everyone Fucking Bleeds Now".

http://www.ieperfest.com/